Un crédit signé à deux engage chacun pour la totalité, et une séparation ou un divorce n'y change rien pour le prêteur : vous restez tenu tant qu'il ne vous a pas déchargé par écrit. Pour vous désolidariser, il faut soit obtenir cet accord (le prêteur n'y est pas obligé et l'accorde en pratique si l'autre peut rembourser seul), soit faire disparaître le crédit : vente du bien, ou nouveau crédit au seul nom de celui qui le garde et remboursement anticipé de l'ancien. Une convention de divorce qui attribue la dette à votre ex vaut entre vous, pas contre la banque. Même logique pour une caution, avec des règles propres depuis le 1er janvier 2026.
Que veut dire « se désolidariser » d'un crédit ?
Quand deux personnes signent un crédit, le contrat prévoit presque toujours qu'elles sont tenues solidairement : le prêteur peut réclamer la totalité des mensualités à l'une ou à l'autre, sans se soucier de qui utilise la voiture ou habite la maison. Les conditions générales d'un prêteur actif en Belgique le disent en une phrase : « Les Consommateurs sont liés solidairement en ce qui concerne les obligations qui découlent du Contrat » (Santander Consumer Finance, prêt à tempérament, art. 2). Celui qui paie pour l'autre garde un recours contre lui ; c'est son affaire, pas celle du prêteur.
Se désolidariser, c'est obtenir que le prêteur vous libère de cet engagement, de sorte que seul l'autre co-emprunteur reste tenu. Wikifin, le site d'éducation financière de la FSMA, résume : « Les signataires du contrat de crédit restent tenus tant que la banque ne les a pas clairement déchargés ». La Banque nationale utilise le même mot : le prêteur « peut vous octroyer la “désolidarisation”, de sorte que vous ne deviez plus contribuer au remboursement du crédit ».
Co-emprunteur : vous avez signé, vous devez la totalité. Caution (ou « aval ») : vous n'avez pas emprunté, mais promis de payer si l'emprunteur ne paie pas. Conjoint ou cohabitant légal non signataire : vous pouvez devoir contribuer si le crédit a servi au ménage ou aux enfants.
Le prêteur est-il obligé d'accepter la désolidarisation ?
Non. On ne retire pas un débiteur d'un contrat sans l'accord du créancier. Wikifin, à propos de la reprise d'un crédit hypothécaire par un seul partenaire : la banque « n'est pas obligée de l'accepter » et « ne l'acceptera généralement que si elle considère votre partenaire capable de rembourser seul ce crédit ». La Banque nationale constate la même pratique : « il arrive toutefois souvent que le prêteur marque son accord pour que le crédit ne soit plus remboursé que par cette seule personne ». Le prêteur refait donc une analyse de solvabilité de celui qui reste seul (revenus, charges, Centrale des crédits), comme pour une nouvelle demande ; si la mensualité ne passe plus avec un seul revenu, il refuse et vous restez tous les deux engagés.
- Un jugement de divorce ne suffit pas. La BNB le rappelle : vous restez responsable « même si la convention de divorce ou le jugement stipule que votre ex-époux(se) est seul(e) responsable du remboursement ». Le juge règle vos comptes entre vous, il ne modifie pas le contrat avec la banque.
- Un accord oral ne vaut rien. Wikifin : « Si vous n'avez pas de document de la banque vous déchargeant, vous demeurez tenu de rembourser suivant les termes du contrat de crédit ».
- La convention entre vous reste utile : si vous payez à la place de votre ex, elle fonde votre recours contre lui. Un recours, pas une protection contre le prêteur.
Quelles solutions concrètes pour sortir d'un crédit commun ?
Quatre, du moins coûteux au plus radical, valables pour un prêt voiture, un prêt personnel, un regroupement de crédits ou un prêt hypothécaire.
| Solution | Comment | Condition / coût |
|---|---|---|
| 1. Avenant de désolidarisation | Le prêteur signe un document qui vous libère ; le contrat continue au nom de l'autre, aux mêmes conditions. | Accord du prêteur après analyse de la solvabilité de celui qui reste. Pas d'indemnité. |
| 2. Nouveau crédit à un seul nom + remboursement anticipé | Celui qui garde le bien emprunte seul le solde et rembourse l'ancien contrat, qui s'éteint pour vous deux. | Nouvelle demande de crédit. Indemnité plafonnée : 1 % ou 0,5 % du capital pour un prêt à tempérament, trois mois d'intérêts au maximum pour un crédit hypothécaire. |
| 3. Rachat de la part par l'autre | L'un rachète la part de l'autre dans le bien (soulte) et reprend le crédit par la solution 1 ou 2. | Immeuble : acte notarié et droit de partage. Le rachat seul ne vous libère pas du crédit. |
| 4. Vente du bien | Le prix de vente solde le crédit ; le reste est partagé. | Si le prix ne couvre pas le solde, « vous restez tous deux tenus » de la différence (Wikifin). Prêt auto : accord du prêteur si réserve de propriété. |
Dans tous les cas, la pièce finale est un écrit du prêteur confirmant que vous n'êtes plus tenu ou que le contrat est soldé. Classez-le : c'est votre seule preuve.
Comment se désolidariser d'un crédit, étape par étape ?
- Relire le contrat de crédit. Cherchez « solidairement », « co-emprunteur », « caution » et, pour un prêt auto, la clause de réserve de propriété.
- Demander le décompte au prêteur. Capital restant dû, intérêts courus et indemnité de remploi, pour la date envisagée.
- Vous mettre d'accord entre vous, par écrit. Qui garde le bien, qui reprend la dette, qui compense l'autre : convention de séparation ou de divorce, acte notarié pour un immeuble.
- Demander la désolidarisation par écrit. Lettre ou courriel au prêteur avec la convention ou le jugement ; il analyse la solvabilité de celui qui reste seul.
- Solder ou remplacer le crédit en cas de refus. Nouveau crédit au seul nom de celui qui garde le bien, ou vente du bien, puis remboursement anticipé de l'ancien contrat par lettre recommandée, dix jours avant.
- Obtenir la décharge écrite et vérifier la Centrale. Sans document du prêteur, vous restez tenu. Votre nom ne doit plus figurer sur ce contrat à la Centrale des crédits aux particuliers.
Comment se désolidariser d'un prêt voiture ou d'un prêt à tempérament ?
Un prêt à tempérament (prêt auto, prêt personnel, crédit travaux) est un crédit à la consommation remboursé par mensualités fixes. Pour un crédit auto signé à deux, le scénario classique : l'un garde la voiture, l'autre veut sortir du contrat. Wikifin prend cet exemple : si votre partenaire ne paie plus, « la banque se retournera contre vous, même s'il est stipulé dans la convention de divorce » que le véhicule lui revient. Trois particularités :
- La réserve de propriété. Beaucoup de prêts auto et de ventes à tempérament laissent la voiture au prêteur jusqu'au dernier paiement : la vendre pour solder le crédit demande son accord (vendre une voiture sous crédit).
- Le remboursement anticipé est bon marché. Wikifin (9 février 2026) : c'est « votre droit », par lettre recommandée « au moins dix jours avant votre prochain remboursement », avec une indemnité d'au maximum 1 % du capital remboursé s'il reste plus d'un an, 0,5 % sinon, jamais plus que les intérêts restants.
- Le nouveau crédit n'a pas forcément le même taux. Un prêt auto finance l'achat d'un véhicule, sur facture ; pour refinancer un solde, celui qui garde la voiture passera souvent par un prêt personnel, dont le TAEG (taux annuel effectif global, frais compris) est plus élevé.
Exemple chiffré, aux TAEG relevés le 1er octobre 2026 :
| Prêt auto signé à deux | 18.000 € sur 60 mois à 6,49 %, mensualité 350,55 € |
| Séparation après 24 mensualités : capital restant dû | 11.470,68 € |
| Indemnité de remploi maximale (1 %, il reste 36 mois) | 114,71 € |
| Somme à verser pour solder l'ancien contrat | 11.585,38 € |
| Nouveau prêt personnel au seul nom de celui qui garde la voiture | 11.600 € sur 36 mois à 10,99 %, mensualité 376,88 € |
| Coût de ce nouveau crédit (intérêts) | 1.967,59 €, contre 1.148,96 € d'intérêts restants sur l'ancien contrat |
Exemple indicatif : 6,49 % et 10,99 % sont les meilleurs TAEG relevés le 1er octobre 2026 pour ces montants et durées (prêt auto, puis prêt personnel) ; calcul actuariel à TAEG constant, mensualités constantes, sans assurance, intérêts courus du mois non compris. Le décompte exact vient du prêteur. Pour un autre montant, utilisez le simulateur ou la page calculer un crédit.
Lecture : sortir du contrat commun coûte ici 114,71 € d'indemnité, plus l'écart de taux entre l'ancien prêt auto et le nouveau prêt personnel. Si le prêteur accepte un simple avenant de désolidarisation, le contrat continue à 6,49 % au nom d'un seul : c'est la solution la moins chère, à demander en premier.
Comment se désolidariser d'un prêt hypothécaire en Belgique ?
Même principe, enjeu plus lourd. Wikifin décrit les deux issues d'un crédit hypothécaire après séparation : vendre l'immeuble, auquel cas « la banque sera remboursée en priorité avec l'argent de la vente », ou faire reprendre votre part et le crédit par votre partenaire, avec l'accord de la banque : « Il est dès lors vivement conseillé d'avoir un accord écrit de la banque » avant d'accepter, car « Un rachat par votre partenaire ne vous exonère pas automatiquement de votre responsabilité dans le remboursement du prêt ».
- Fixer la soulte. Valeur actuelle du bien (expert si désaccord) moins le capital restant dû, divisé par deux, corrigé des apports inégaux. Exemple de Wikifin : 350.000 € de valeur, 100.000 € de crédit restant, soit 125.000 € à verser à celui qui part.
- Passer chez le notaire. Le transfert de la part se fait par acte notarié, avec un droit de partage (notaire.be : 1 % de la valeur du bien en Wallonie et à Bruxelles, 2,5 % en Flandre, 1 % sous conditions). Pour un couple marié, une grande banque belge exige que le divorce soit « prononcé et transcrit dans les registres de l'état civil » avant le rachat (KBC) ; vérifiez la règle de la vôtre.
- Régler le crédit. Soit la banque signe la décharge de celui qui part et le contrat continue au nom de l'autre, soit celui qui reste contracte un nouveau crédit hypothécaire à son seul nom (souvent augmenté de la soulte) et rembourse l'ancien, avec une indemnité de remploi « généralement de maximum trois mois d'intérêts » sur le capital restant dû, si le contrat la prévoit (Wikifin).
- Adapter les assurances. Assurance solde restant dû (bénéficiaire, rachat) et assurance incendie : relisez les contrats et interrogez l'assureur ou le courtier.
BNP Paribas Fortis, Belfius, KBC, ING ou une autre banque ? Il n'existe pas de règle propre à un établissement : chaque banque applique sa politique d'acceptation dans ce cadre légal. Demandez à votre agence, par écrit et avant de signer la convention de séparation, ce qu'elle exige pour décharger l'un de vous. Finalys compare des crédits à la consommation, pas des crédits hypothécaires : pour un nouveau prêt logement, adressez-vous à votre banque ou à un courtier inscrit à la FSMA ; les étapes sont dans crédit hypothécaire en Belgique et refinancer un prêt hypothécaire.
Est-il possible de céder son prêt hypothécaire à l'acheteur ?
Pas de plein droit. Un crédit est conclu avec une personne précise, après analyse de sa solvabilité : le remplacer par un acheteur ou un ex-partenaire suppose l'accord du prêteur, qui évalue le repreneur comme un nouveau client et fixe ses conditions (acte, frais, taux). La situation ordinaire reste celle décrite par Wikifin : le crédit est remboursé en priorité avec le prix de vente, et l'acheteur finance de son côté.
Faut-il un compte commun pour un crédit hypothécaire à deux ?
Aucune loi ne l'impose : la banque prélève la mensualité sur le compte indiqué dans le contrat, commun ou non, et la solidarité entre co-emprunteurs ne dépend pas du compte débité. Un compte commun « ne peut en principe être géré que sous la signature des deux titulaires », d'où les procurations réciproques, révocables en cas de séparation : « Une fois la procuration de votre partenaire révoquée, celui-ci ne pourra plus faire seul des opérations sur vos comptes communs » (Wikifin). Si vous vous séparez, assurez-vous que la mensualité continue d'être payée, au besoin en changeant le compte de domiciliation avec l'accord de la banque : un impayé serait enregistré pour vous deux.
Aval ou caution : quand en faut-il un, et comment s'en libérer ?
En Belgique, ce que l'on appelle couramment « aval » pour un crédit d'un particulier est un cautionnement : une personne « se porte garante pour vous » et doit rembourser si vous ne le faites pas (Wikifin). Le cautionnement fait l'objet d'un contrat distinct, et la caution reçoit un exemplaire du contrat de crédit.
Faut-il un aval pour un financement voiture ?
Non, en règle générale. La loi n'impose aucune caution pour un crédit à la consommation : c'est le prêteur qui décide, au cas par cas, après l'évaluation de solvabilité obligatoire. La caution est l'une des garanties qu'il peut demander quand les revenus ne suffisent pas, comme une cession de rémunération ou un co-emprunteur. Si l'on vous demande un garant pour une voiture, le dossier est jugé fragile : réduisez le montant ou versez un acompte avant de faire signer un proche (voir les conditions d'un prêt personnel).
Dans quels cas voit-on une caution pour un crédit hypothécaire ?
Quand le bien ne suffit pas à rassurer la banque : Wikifin indique que « le prêteur pourra vous demander des garanties supplémentaires », parmi lesquelles des personnes qui « se portent garantes pour vous », souvent les parents d'un jeune acheteur sans apport. Ni obligatoire, ni automatique.
Quand le prêteur peut-il appeler la caution ?
Pour un crédit à la consommation, Wikifin (12 février 2026) décrit la procédure : seulement si l'emprunteur « omet de payer deux termes » ou est en défaut de 20 % du montant total ou de la dernière échéance, et après une mise en demeure par lettre recommandée à l'emprunteur restée sans effet « un mois après réception ». Vérifiez chaque étape avant de payer.
Comment se libérer d'une caution ?
- Depuis le 1er janvier 2026, le livre 9 du Code civil (loi du 5 juin 2025) encadre la caution donnée par un consommateur : écrit distinct du contrat principal à peine de nullité (art. 9.1.45), montant maximum obligatoire (art. 9.1.46), réduction de l'engagement manifestement disproportionné aux revenus et au patrimoine (art. 9.1.47), information annuelle sur le montant dû (art. 9.1.48) et notification du défaut de paiement du débiteur (art. 9.1.49). Toute clause qui réduit cette protection est nulle.
- Cautionnement à durée indéterminée (« toutes sommes », ouverture de crédit) : chaque partie peut y mettre fin moyennant un préavis de quarante-cinq jours (art. 9.1.19), de préférence par lettre recommandée ; la caution reste tenue des dettes nées avant la fin du préavis. Wikifin prévient qu'une caution d'ouverture de crédit « peut servir pour de futures ouvertures de crédit », même si le prêt initial est soldé depuis longtemps.
- Caution signée avant 2026 : les anciennes règles (art. 2011 à 2043octies de l'ancien Code civil) continuent de régir ses effets, sauf accord contraire (loi du 5 juin 2025, art. 18). Faites relire le document par un notaire, un avocat ou un service de médiation de dettes.
- Caution pour un prêt précis : elle s'éteint avec le remboursement du prêt. Avant cela, trois démarches possibles (Wikifin) : exiger dans la séparation que l'emprunteur obtienne votre décharge, au besoin contre d'autres garanties ; révoquer le cautionnement par lettre recommandée (en cas de refus, reste la voie judiciaire) ; demander un écrit du prêteur confirmant qu'il ne fera pas appel à vous.
Quelles conséquences à la Centrale des crédits pour les deux ?
La Centrale des crédits aux particuliers (CCP) de la Banque nationale enregistre tous les crédits à la consommation et hypothécaires des particuliers, au nom de chaque emprunteur, ainsi que les défauts de paiement ; le prêteur doit la consulter avant toute offre. Pour un crédit à deux :
| Situation | Ce que la Centrale enregistre |
|---|---|
| Crédit signé à deux, pas de désolidarisation | Le contrat figure au nom des deux ; un impayé de l'un est inscrit pour les deux, même si le jugement attribue la dette à l'autre (BNB). |
| Désolidarisation acceptée | « Le prêteur doit supprimer votre nom de ce contrat de crédit dans la CCP » (BNB). Vérifiez-le. |
| Crédit soldé (vente, nouveau crédit) | Contrat effacé « au plus tard trois mois et huit jours après » sa fin ; le nouveau crédit apparaît au seul nom de son signataire. |
| Défaut de paiement | Visible un an après la régularisation (signalée par le prêteur dans les huit jours ouvrables) ; dix ans à partir du premier défaut s'il n'est pas régularisé, pour chaque emprunteur enregistré. |
| Caution | « Les personnes qui se portent uniquement caution ne sont pas enregistrées dans la CCP » (BNB), mais le prêteur peut tenir compte d'une caution donnée lors de votre propre demande. |
Tant que le contrat commun existe, sa mensualité compte dans vos charges pour toute nouvelle demande, même si c'est votre ex qui la paie : dites-le au prêteur et joignez la convention. La consultation est gratuite (eID ou itsme, résultat immédiat) ; pour un crédit à deux noms, la BNB demande une requête signée par les deux avec copie des deux cartes d'identité, sinon chacun ne reçoit que ses propres données. Démarches et rectification dans fiché à la BNB : comment vérifier.
Séparation, divorce, cohabitation : qui doit payer le crédit entre vous ?
Vis-à-vis du prêteur, toujours les signataires. Entre vous, cela dépend du statut (Wikifin, 29 août 2025) : en cohabitation de fait, chacun répond de ses propres dettes ; en cohabitation légale ou dans le mariage, l'autre peut exiger votre participation s'il prouve que la dette a servi au ménage ou aux enfants, au point que « vous pouvez même être tenu de rembourser un crédit que vous n'avez pas souscrit ». En cas de divorce par consentement mutuel, les conventions préalables fixent librement qui paie quelle dette ; sinon, accord entre époux ou partage judiciaire. Faites inscrire dans la convention qui paie quel crédit, avec l'obligation pour celui qui garde le bien d'obtenir la désolidarisation de l'autre dans un délai donné.
Votre ex ne paie plus le crédit commun : que faire ?
Agissez vite, avec le prêteur plutôt que contre lui : un défaut enregistré à la Centrale vous suivrait tous les deux. Prévenez-le par écrit dès la première mensualité manquée, en joignant la convention ou le jugement (la BNB conseille de « prendre contact avec le prêteur et lui transmettre le document/jugement »), et demandez un plan : désolidarisation si l'autre peut assumer seul, report, ou solde par la vente du bien. Si vous pouvez payer, payez et réclamez à votre ex sur la base de la convention, au besoin devant le tribunal de la famille : ne pas payer ne vous libère de rien. Si c'est vous qui n'y arrivez plus, le CPAS de votre commune et les services de médiation de dettes agréés sont gratuits ; les démarches sont dans difficultés de paiement d'un crédit. Si l'un de vous reprend plusieurs crédits communs, un regroupement de crédits à son seul nom peut les remplacer par une mensualité unique, sous réserve de sa solvabilité (comment ça marche).
Contracter un crédit auto chez un concessionnaire : seul ou à deux ?
Un financement chez le concessionnaire est un crédit comme un autre (prêt à tempérament, vente à tempérament ou crédit-ballon), avec évaluation de la solvabilité et consultation de la Centrale. Signer à deux augmente la capacité de remboursement, mais engage chacun pour tout et pour toute la durée ; si un seul revenu suffit, un contrat à un nom évite tout ce qui précède. Pour comparer l'offre du concessionnaire avec un prêt auto, lisez financer sa voiture à crédit. Après signature, vous gardez un délai de rétractation de 14 jours.
Questions fréquentes sur la désolidarisation d'un crédit
Comment se désolidariser d'un crédit auto ?
Demandez par écrit au prêteur de libérer l'un des co-emprunteurs, en joignant votre convention de séparation ; il accepte en général si l'autre peut rembourser seul. En cas de refus, celui qui garde la voiture contracte un crédit à son seul nom et rembourse l'ancien contrat (indemnité de 1 % ou 0,5 % du capital au maximum), ou la voiture est vendue, avec l'accord du prêteur si elle est sous réserve de propriété.
Comment se désolidariser d'un prêt hypothécaire en Belgique ?
Soit la banque signe une décharge écrite et le crédit continue au nom de celui qui garde le bien, après analyse de sa solvabilité ; soit celui-ci rachète votre part devant notaire et refinance le crédit à son seul nom ; soit le bien est vendu et le crédit remboursé en priorité. Un rachat de votre part ne vous libère pas du crédit sans écrit de la banque.
La banque est-elle obligée d'accepter la désolidarisation ?
Non. Selon Wikifin, la banque n'est pas obligée d'accepter et ne le fait généralement que si elle juge l'autre capable de rembourser seul. Sans document écrit de la banque, vous restez tenu de rembourser selon le contrat.
Le jugement de divorce me libère-t-il du crédit commun ?
Non. La Banque nationale rappelle que vous restez responsable, et enregistré à la Centrale des crédits, même si la convention de divorce ou le jugement dit que votre ex doit rembourser seul. Le jugement vous donne un recours contre votre ex, pas contre le prêteur.
Comment me désolidariser d'un prêt à tempérament voiture en Belgique ?
Trois voies : avenant de désolidarisation signé par le prêteur ; nouveau crédit au seul nom de celui qui garde la voiture et remboursement anticipé de l'ancien contrat (lettre recommandée dix jours avant, indemnité plafonnée à 1 % du capital s'il reste plus d'un an, 0,5 % sinon) ; ou vente de la voiture pour solder le crédit. Exigez ensuite une décharge écrite.
Est-il possible de céder son prêt hypothécaire à l'acheteur ?
Pas sans l'accord du prêteur, qui analyse le repreneur comme un nouveau client et fixe ses conditions. En pratique, le crédit est remboursé en priorité avec le prix de vente et l'acheteur finance de son côté.
Faut-il un aval pour avoir un financement voiture ?
Non, la loi n'impose aucune caution pour un crédit à la consommation. Le prêteur peut en demander une s'il juge le dossier insuffisant après l'évaluation de solvabilité obligatoire : une garantie parmi d'autres, jamais une obligation légale.
Dans quel cas voit-on un aval pour un crédit hypothécaire ?
Quand la banque estime que le bien et les revenus ne suffisent pas : elle peut demander des garanties supplémentaires, dont une caution, souvent un parent. Depuis le 1er janvier 2026, une caution donnée par un consommateur doit être écrite, mentionner un montant maximum, rester proportionnée à ses moyens et donner lieu à une information annuelle.
Que devient mon dossier à la Centrale des crédits après une désolidarisation ?
Le prêteur doit supprimer votre nom du contrat dans la Centrale des crédits aux particuliers. Vérifiez-le par une consultation gratuite (eID ou itsme). Les cautions, elles, n'y sont pas enregistrées.
Sources (consultées le 9 octobre 2026) : Wikifin (FSMA), « FAQ : le partage des biens en cas de séparation » (mise à jour le 29 août 2025) ; Banque nationale de Belgique, FAQ de la Centrale des crédits aux particuliers (divorce et crédit commun, cautions, consultation à deux) et « Tout savoir sur la CCP » (délais de conservation) ; Wikifin, « Rembourser avant l'échéance » (9 février 2026) ; Wikifin, « Qu'est-ce qu'une indemnité de remploi ? » (6 février 2026) ; Wikifin, « Le cautionnement » et « Que risquez-vous si vous vous portez caution ? » (12 février 2026) ; Wikifin, « Les garanties dans le cadre d'un crédit hypothécaire » (6 février 2026) ; loi du 5 juin 2025 portant le titre 1er « Les sûretés personnelles » du livre 9 du Code civil (Moniteur belge du 11 juillet 2025, art. 9.1.19, 9.1.42 à 9.1.50 et 18 ; en vigueur le 1er janvier 2026) ; notaire.be, infofiche « Séparation : racheter la part de la maison à votre ex-partenaire » (droit de partage) ; conditions générales de prêt à tempérament, Santander Consumer Finance (03/2023, art. 2) ; KBC, « Séparation : quid de votre crédit logement ? » (pratique d'une banque, à titre d'exemple). Ce guide est une information générale, pas un conseil juridique : votre contrat, votre régime matrimonial et votre banque déterminent votre situation. Finalys compare des crédits à la consommation et n'est pas prêteur.
Vous reprenez un crédit à votre seul nom ? Comparez les offres de prêteurs agréés avant de solder l'ancien contrat.
Attention, emprunter de l'argent coûte aussi de l'argent. TAEG des prêteurs relevés le 1er octobre 2026.