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Crédit hypothécaire en Belgique : comment ça marche, de A à Z

Étapes, conditions, montant que l'on peut emprunter, frais par région, taux, assurances, fin du prêt : le guide complet, vérifié sur les sources officielles.

Offre de créditEngage le prêteur ≥ 14 jours
Quotité de référence BNB90 % (bien occupé)
Enregistrement (habitation unique)2 % Fl. · 3 % Wal. · 12,5 % Bxl
Inscription hypothécaire30 ans

Un crédit hypothécaire est un prêt, le plus souvent sur 10 à 30 ans, dont le remboursement est couvert par une hypothèque sur un immeuble : si vous ne payez plus, le prêteur peut faire vendre le bien. Pour l'obtenir, vous passez par une demande, une évaluation légale de votre solvabilité, une expertise du bien, une offre écrite (qui lie le prêteur au moins 14 jours) puis un acte chez le notaire. Finalys compare le crédit à la consommation, pas le crédit hypothécaire : cette page vous explique le mécanisme et vous oriente vers la banque, le courtier agréé FSMA ou le guichet régional compétent.

Qu'est-ce qu'un crédit hypothécaire et comment fonctionne-t-il ?

Le crédit hypothécaire est un crédit dont le remboursement est couvert par une hypothèque : vous donnez au prêteur le droit de faire saisir et vendre un immeuble si vous ne remplissez plus vos obligations. L'hypothèque est constituée par acte notarié et inscrite au bureau Sécurité juridique pour 30 ans, pour le montant du crédit augmenté d'« accessoires » (en général 10 % du capital) qui couvrent les frais en cas de défaut.

Sa particularité par rapport au prêt personnel : des montants élevés, des durées longues et un taux plus bas, en échange d'une garantie réelle et de frais d'acte. Chaque mois, vous remboursez une part de capital et des intérêts calculés sur le solde restant dû ; au début, la mensualité contient surtout des intérêts, à la fin surtout du capital (c'est le tableau d'amortissement).

Dans quel but ? Acheter une maison, un appartement ou un terrain, construire, rénover, ou conserver un droit immobilier (refinancement, paiement de droits de succession). Depuis avril 2017, un crédit hypothécaire peut aussi avoir une « destination mobilière » (financer autre chose qu'un immeuble, avec un immeuble en garantie). Un projet est donc nécessaire : le prêteur finance une opération identifiée et libère les fonds en conséquence (prix d'achat payé chez le notaire, factures de travaux, etc.).

Est-ce intéressant ? Si vous avez les fonds, vous n'êtes pas obligé d'emprunter. Mais pour un bien immobilier, le crédit hypothécaire est la formule la plus courante parce que son taux est nettement inférieur à celui d'un crédit à la consommation ; pour un petit montant (travaux limités), un crédit rénovation sans hypothèque peut coûter moins cher en frais d'acte. Les questions fiscales (bonus logement, chèque habitat, déduction) sont traitées dans la déduction fiscale du crédit hypothécaire.

Comment se passe une demande, du compromis à l'acte ?

Le parcours est encadré par le livre VII du Code de droit économique. Voici l'ordre habituel :

  1. Simulations gratuites. Chez une ou plusieurs banques, un courtier ou avec l'IMMOsimulateur de Wikifin. Une simulation n'engage à rien et ne peut pas être facturée.
  2. Offre d'achat puis compromis de vente. Le compromis vaut vente : exigez une clause suspensive d'obtention du crédit (si le crédit est refusé malgré des démarches sérieuses, la vente est annulée). Un acompte est généralement versé à la signature ; il vient de vos fonds propres, car le crédit n'est débloqué qu'à l'acte.
  3. Dossier de demande. Compromis, dernières déclarations fiscales, fiches de paie (ou factures si vous êtes indépendant), devis des travaux, permis d'urbanisme le cas échéant. Le prêteur évalue votre solvabilité et consulte la Centrale des crédits de la BNB (voir conditions).
  4. Expertise du bien. Obligatoire depuis le 1er janvier 2022 selon Wikifin, à distance (modèle statistique) ou sur place ; vous en recevez une copie et le montant prêté est calculé sur la valeur d'expertise.
  5. Fiche ESIS et offre de crédit. Le prêteur vous remet gratuitement la fiche d'information standardisée européenne (ESIS) avec le TAEG et le coût total, puis une offre écrite reprenant toutes les conditions et le tableau d'amortissement. L'offre lie le prêteur pendant au moins quatorze jours et vous pouvez l'accepter à tout moment durant sa validité (art. VII.127 CDE). Les frais de dossier ne sont dus qu'après votre acceptation.
  6. Acte notarié. L'acte d'achat et l'acte de crédit (avec constitution de l'hypothèque) sont signés chez le notaire, au plus tard quatre mois après le compromis. Le prêteur verse les fonds au notaire, qui paie le vendeur.
  7. Premières mensualités. Elles commencent après la mise à disposition des fonds, selon le calendrier du contrat. Pour une construction ou de gros travaux, vous ne payez souvent que les intérêts sur la partie déjà prélevée, puis la mensualité complète (en général après 12 mois).

Combien de temps pour une réponse ? La loi ne fixe pas de délai. Il dépend du prêteur et de la complétude du dossier : négociez dans le compromis un délai réaliste pour la clause suspensive. La mention « sous réserve d'acceptation de votre prêt hypothécaire » signifie précisément que la vente ne devient définitive que si le crédit est obtenu. Le détail des pièces à réunir figure dans les documents à fournir pour une demande de crédit.

Quelles sont les conditions et les vérifications du prêteur ?

Dès 18 ans, toute personne qui a un projet immobilier peut demander un crédit hypothécaire. Avant de conclure, le prêteur doit procéder à une évaluation rigoureuse de votre solvabilité (revenus, dépenses, dettes, situation familiale) et consulter la Centrale des crédits aux particuliers de la Banque nationale (art. VII.133 CDE). S'il estime raisonnablement que vous ne pourrez pas rembourser, il doit refuser. Si vous ne fournissez pas les informations demandées, le crédit ne peut pas être octroyé : c'est pourquoi on vous demande vos extraits de compte, vos fiches de paie et vos avertissements-extraits de rôle. Vous n'avez pas à justifier chaque dépense courante, mais le prêteur doit pouvoir vérifier vos revenus, vos charges fixes et vos crédits en cours.

Faut-il un apport ? Aucune loi n'impose un apport minimum, mais la Banque nationale a fixé des « attentes prudentielles » sur la quotité (loan-to-value, LTV : montant du prêt divisé par la valeur du bien). Les banques doivent s'y conformer ou s'expliquer :

Type de prêtSeuil de quotitéMarge de tolérance (part de la production annuelle au-delà du seuil)
Bien occupé par l'emprunteur, primo-acquéreurs90 %35 % des prêts, dont au maximum 5 % au-delà de 100 %
Bien occupé par l'emprunteur, autres90 %20 % des prêts, aucun au-delà de 100 %
Investissement locatif80 %10 % des prêts, aucun au-delà de 90 %
Poches de risqueLTV > 90 % et charge de remboursement > 50 % des revenus5 % des prêts au maximum

Concrètement : emprunter sans apport (100 % du prix, parfois appelé « sans mise de fonds » au Canada) reste possible mais rare, surtout pour un premier achat avec un dossier solide ; emprunter davantage (frais inclus, « à 110 % ou 125 % ») n'est pratiquement plus proposé. Les frais d'achat et de crédit (voir frais) sont donc en principe à financer sur votre épargne. Un apport plus élevé ou une garantie supplémentaire (gage d'un portefeuille, caution, hypothèque d'un tiers sur un autre bien) renforce le dossier.

Les autres conditions courantes : une assurance habitation et une assurance solde restant dû (vous choisissez librement l'assureur, la vente liée est interdite par l'art. VII.147 CDE ; une réduction de taux conditionnée à la souscription chez le prêteur est en revanche permise), une expertise à vos frais, parfois une domiciliation de revenus. À plusieurs, chaque co-emprunteur est tenu de la totalité de la dette ; le prêteur analyse la solvabilité de chacun. Votre situation professionnelle compte aussi : voyez le crédit selon votre situation professionnelle.

Combien puis-je emprunter pour un crédit hypothécaire ?

Il n'existe pas de formule légale. Le prêteur combine trois limites : votre capacité de remboursement, la valeur du bien (quotité) et la durée. Wikifin rappelle l'usage : la mensualité ne devrait pas dépasser environ un tiers des revenus nets du ménage, après déduction des mensualités des crédits en cours. La BNB, elle, surveille la part des prêts dont la charge dépasse 50 % des revenus.

  1. Additionnez les revenus nets récurrents du ménage (salaires, revenus d'indépendant, pensions ; les allocations familiales et un loyer perçu sont pris en compte différemment selon les prêteurs).
  2. Divisez par trois : c'est l'ordre de grandeur de la charge supportable. Exemple : 3.600 € nets par mois donnent environ 1.200 €.
  3. Retirez les crédits en cours (prêt auto, prêt personnel, carte). Avec 250 € de prêt auto, il reste 950 € pour le crédit logement.
  4. Vérifiez la quotité : le montant ne dépassera en principe pas 90 % de la valeur d'expertise (80 % pour un bien à louer), le reste vient de vos fonds.
  5. Gardez une marge : charges du logement, précompte immobilier, assurances, imprévus. Le nombre d'enfants n'est pas un critère « officiel », mais il augmente les dépenses que le prêteur retient dans son calcul.

Le montant final dépend du taux proposé et de la durée : pour une même mensualité, un taux plus bas ou une durée plus longue permettent d'emprunter plus, au prix d'intérêts totaux plus élevés. Un loyer actuel (par exemple 274 €) ne détermine rien à lui seul : il montre seulement ce que vous payez déjà sans difficulté. Les candidats à revenus modestes vérifieront d'abord s'ils entrent dans les conditions d'un prêt hypothécaire social régional, souvent moins cher.

Comment calculer la mensualité, les intérêts et l'amortissement ?

La mensualité constante d'un crédit avec amortissement se calcule avec la formule classique : M = C × t / (1 − (1 + t)−n), où C est le capital, t le taux mensuel et n le nombre de mois. Dans un tableur, c'est la fonction =VPM(taux_annuel/12; nombre_de_mois; −capital) (PMT en anglais). Les intérêts du mois = solde restant dû × taux mensuel ; le capital remboursé = mensualité − intérêts ; le nouveau solde = ancien solde − capital remboursé. En répétant ligne par ligne, vous reconstituez le tableau d'amortissement.

Wikifin illustre l'effet de la durée avec un exemple pédagogique (100.000 € à un taux fixe de 2 % l'an, qui n'est pas un taux de marché) :

DuréeMensualitéIntérêts totaux
10 ans919,32 €10.318,89 €
20 ans505,03 €21.206,35 €
30 ans368,71 €32.737,36 €

Pour 140.000 € sur 25 ans ou tout autre dossier, appliquez la formule avec le taux de votre offre, ou utilisez l'IMMOsimulateur de Wikifin. Deux taux figurent dans une offre : le taux débiteur (qui sert au calcul de la mensualité) et le TAEG, taux annuel effectif global, qui intègre aussi les frais de dossier, d'expertise et les assurances exigées : c'est lui qu'il faut comparer entre prêteurs. Les honoraires du notaire et les droits d'enregistrement n'y sont pas inclus. Notre guide pour calculer un crédit détaille ces notions.

Quel est le taux d'un crédit hypothécaire et comment le connaître ?

Il n'y a pas de taux unique ni de tarif maximal légal pour le crédit hypothécaire (les TAEG maximums légaux ne visent que le crédit à la consommation). Chaque prêteur publie un prospectus gratuit avec ses tarifs, et le taux de votre offre dépend de la quotité, de la durée, de vos revenus et des produits annexes. Finalys ne relève pas les taux hypothécaires ; pour connaître le marché, demandez plusieurs simulations et comparez les fiches ESIS.

Taux fixeTaux variable
MensualitéConnue pour toute la duréeRévisée à l'échéance de chaque période (au minimum 1 an)
Règle légaleInchangé jusqu'au termeDoit pouvoir monter et baisser, suit un indice de référence publié par le SPF Économie ; la hausse ne peut jamais dépasser le double du taux initial ; si la 1re période est inférieure à 3 ans : + 1 point maximum la 2e année, + 2 points la 3e
« Cap »—Plafond contractuel plus strict que la loi (ex. « cap + 2 »)
Quand ?Plutôt quand les taux sont basPlutôt quand ils sont élevés, en espérant une baisse

Peut-on revoir son taux en cours de route ? Oui, de deux façons : demander une révision au prêteur (il peut refuser ou facturer de nouveaux frais de dossier) ou refinancer auprès de la même banque ou d'une autre, ce qui implique une indemnité de remploi, des frais de dossier et, en cas de changement de banque, de nouveaux frais d'hypothèque. Tout est détaillé dans refinancer son prêt hypothécaire. « Le crédit sera-t-il plus cher dans six mois ? » Personne ne peut le prédire ; une offre acceptée fige vos conditions, et un taux fixe vous protège des hausses ultérieures.

Combien coûte un crédit hypothécaire : frais de notaire, enregistrement, assurances ?

Le coût réel comprend les intérêts, les assurances et des frais uniques payés à l'achat et à la signature du crédit. Ces frais ne sont en principe pas financés par la banque.

PosteMontant ou règle
Droits d'enregistrement sur l'achat (habitation propre et unique)Flandre : 2 % (actes depuis le 1er janvier 2025) · Wallonie : 3 % (actes depuis le 1er janvier 2025, aussi pour un terrain à bâtir ou un bien sur plan) · Bruxelles : 12,5 % avec abattement sur les premiers 200.000 € si le prix ne dépasse pas 600.000 € (100.000 € pour un terrain à bâtir)
Droits d'enregistrement, autres biens12 % en Flandre, 12,5 % en Wallonie et à Bruxelles ; TVA de 21 % pour une construction ou un bien neuf
Honoraires du notaire (achat et crédit)Barème légal dégressif, identique chez tous les notaires ; deux notaires se partagent les honoraires sans surcoût
Frais administratifs du notaireRecherches, transcription, extraits : entre 650 et 1.250 € selon Wikifin
Droit d'enregistrement de l'hypothèque1 % de l'emprunt (sur le montant inscrit, à ne pas confondre avec les droits sur l'achat)
Droit d'inscription hypothécaire0,30 % du capital
Frais de dossier du prêteurMaximum 350 € pour un crédit hypothécaire, 300 € pour un crédit pont, 650 € pour les deux combinés ; dus seulement si vous acceptez l'offre et non remboursables si l'achat n'aboutit pas
Frais d'expertiseCommuniqués à l'avance, dus uniquement si l'expertise a lieu (art. VII.141 CDE)
Assurance solde restant dûPrime unique ou périodique, selon l'âge, la santé, le capital et la durée
Assurance habitationPrime annuelle selon la valeur du bien

Pour éviter une partie des frais d'hypothèque, le prêteur peut accepter un mandat hypothécaire (il ne prend l'hypothèque qu'en cas de problème ; droits réduits) sur tout ou partie du montant. Un crédit hypothécaire pour de petits travaux reste rarement rentable à cause de ces frais fixes : voyez la section travaux.

Quelle durée choisir : peut-on emprunter sur 30 ans ?

Les prêteurs proposent des durées de 10 à 30 ans ; la loi ne fixe pas de maximum pour le crédit hypothécaire, mais chaque banque a sa politique (certaines s'arrêtent à 25 ans ou tiennent compte de votre âge au terme). Plus la durée est longue, plus la mensualité baisse, mais plus les intérêts totaux et la prime d'assurance solde restant dû augmentent : dans l'exemple de Wikifin ci-dessus, passer de 20 à 30 ans réduit la mensualité de 136 € mais ajoute plus de 11.500 € d'intérêts. Choisissez la durée en fonction de la charge que vous pouvez porter aujourd'hui, en gardant une marge pour les coups durs.

Banque ou courtier : où faire son crédit et comment comparer ?

Vous pouvez vous adresser à votre banque, à n'importe quelle autre banque, à une société hypothécaire, à un assureur ou à un courtier en crédit hypothécaire. Tous doivent être agréés ou inscrits auprès de la FSMA : vérifiez-les sur « Vérifiez votre fournisseur » et consultez les mises en garde de la FSMA. Vous n'avez pas besoin d'être déjà client : une banque peut toutefois réserver une réduction de taux à l'ouverture d'un compte ou à la souscription d'assurances chez elle. Cette réduction « conditionnelle » est légale, mais elle disparaît si vous ne respectez plus la condition.

  • Il n'y a pas de « meilleure banque » dans l'absolu : les conditions varient selon le profil, la quotité et le moment. Demandez les mêmes simulations (montant, durée, type de taux) à plusieurs prêteurs.
  • Comparez le TAEG et le coût total sur les fiches ESIS, pas seulement le taux affiché, et chiffrez les assurances séparément : un taux réduit peut être annulé par des primes plus chères.
  • Faire plusieurs demandes est permis, mais Wikifin conseille de ne signer une demande d'offre que chez le prêteur qui vous intéresse le plus, car les frais de dossier sont dus dès que vous acceptez une offre. Vous pouvez recevoir plusieurs offres ; n'en acceptez qu'une.
  • Négociez : il est courant qu'une banque s'aligne sur une offre concurrente écrite.
  • Le courtier compare pour vous plusieurs prêteurs ; il doit indiquer s'il est lié à un ou plusieurs prêteurs et comment il est rémunéré.
  • Petits revenus : avant les banques, vérifiez le prêt social (Fonds du Logement à Bruxelles, SWCS en Wallonie, Vlaams Woningfonds en Flandre).

Le crédit hypothécaire est fédéral : il fonctionne de la même façon en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles. Seuls les droits d'enregistrement, les aides et les prêts sociaux sont régionaux.

Peut-on inclure des travaux dans un crédit hypothécaire ?

Oui. Lors d'un achat, le prêteur peut financer le prix et les travaux de rénovation dans le même crédit, sur présentation de devis ; les fonds « travaux » sont généralement libérés contre factures. Une construction ou une grosse rénovation se finance souvent par une ouverture de crédit hypothécaire : vous prélevez au fur et à mesure et ne payez d'intérêts que sur les montants utilisés, en général pendant 12 mois (prolongeables), puis les mensualités complètes démarrent. Tous les travaux liés au bien hypothéqué peuvent en principe être repris (toiture, châssis, énergie, cuisine, aménagements), car le crédit a alors une destination immobilière ; une banque peut toutefois exclure les meubles ou exiger des entrepreneurs enregistrés. Le permis d'urbanisme est demandé lorsque les travaux l'exigent.

Sans hypothèque : pour des travaux seuls, un crédit rénovation (prêt à tempérament, c'est-à-dire un crédit à la consommation remboursé par mensualités fixes) évite le notaire, l'expertise et les frais d'hypothèque. Exemple avec les TAEG relevés par Finalys le 1er octobre 2026 : 25.000 € sur 120 mois au meilleur TAEG relevé de 3,99 %, soit 252,15 € par mois (calcul indicatif, selon dossier). Un crédit à la consommation a un TAEG plus élevé qu'un crédit hypothécaire, mais aucun frais d'acte : pour des montants modestes ou des durées courtes, il est souvent le plus économique. Comparez les deux dans prêt travaux : conditions et aides.

Travaux dans la maison de vos parents ? Un crédit hypothécaire suppose une hypothèque sur un immeuble : vos parents, propriétaires, devraient se porter « tiers affectant hypothécaire » devant notaire, avec les frais correspondants. Un crédit rénovation à votre nom, sans hypothèque, est plus simple si vos revenus le permettent. Dans les deux cas, pas de passage chez le notaire pour un crédit à la consommation.

Peut-on cumuler un crédit hypothécaire avec un crédit auto ou un prêt personnel ?

Oui, rien ne l'interdit, mais chaque crédit en cours réduit votre capacité d'emprunt : le prêteur hypothécaire déduit la mensualité du prêt auto de la charge que vous pouvez porter, et un prêteur de crédit à la consommation tient compte de votre mensualité logement. Toutes vos lignes de crédit figurent à la Centrale des crédits de la BNB, que les deux doivent consulter. Si vous prévoyez d'acheter, évitez de signer un gros crédit auto juste avant, ou prévoyez-le dans votre plan. À l'inverse, un crédit auto ne peut pas servir à acheter une maison : le prêt auto est un crédit affecté à l'achat d'un véhicule, versé contre facture ou bon de commande. Pour les documents d'un prêt auto, voyez financer sa voiture à crédit.

Regrouper un crédit immobilier avec d'autres crédits ? Le regroupement proposé par Finalys porte sur les crédits à la consommation (prêts personnels, cartes, prêts auto) : voyez le regroupement de crédits. Inclure un crédit hypothécaire dans un rachat global suppose un nouveau crédit hypothécaire chez une banque, avec indemnité de remploi, nouvelle hypothèque et frais d'acte : votre ancien crédit logement est alors remboursé et remplacé ; ce scénario est traité dans refinancer son prêt hypothécaire.

Peut-on réutiliser, augmenter ou prendre un crédit sur sa propre maison ?

Reprise d'encours. Si votre acte prévoit une ouverture de crédit (crédit-cadre) et non un simple prêt, vous pouvez redemander, pour un nouveau projet, le capital déjà remboursé, sans repasser chez le notaire : l'hypothèque existante garantit la reprise. Le prêteur réexamine votre solvabilité et peut refuser ; une augmentation du montant équivaut légalement à un nouveau contrat de crédit. C'est l'équivalent belge de la « marge de crédit hypothécaire » canadienne. Si l'acte ne le prévoit pas, il faut un nouveau crédit, éventuellement couvert par la même hypothèque si elle a été constituée « pour toutes sommes ».

Sur une maison déjà payée. Vous pouvez hypothéquer un bien dont vous êtes propriétaire pour financer des travaux, un autre bien, ou (destination mobilière) un autre projet : l'immeuble sert de garantie, avec acte notarié et frais d'hypothèque. Pour un autre : vous pouvez donner votre bien en garantie du crédit d'un proche (tiers affectant hypothécaire) ou vous porter caution ; dans les deux cas, réfléchissez bien, car vous engagez votre bien ou votre patrimoine.

Prêt viager hypothécaire. Ce produit (une banque verse un capital ou une rente à un senior propriétaire, remboursés au décès par la vente du bien) n'a pas de cadre légal spécifique en Belgique : une proposition de loi de 2021 (Chambre, DOC 55 1741/001) constatait qu'il n'y est pas possible, et nous ne connaissons pas de prêteur belge qui le propose. Les alternatives existantes sont la vente en viager (voir Wikifin) ou un crédit hypothécaire classique sur le bien, avec des mensualités.

Mauvais crédit, fiché à la BNB : peut-on encore emprunter ?

Le prêteur doit consulter la Centrale des crédits aux particuliers. Un défaut de paiement non régularisé y figure et conduit presque toujours à un refus, car le prêteur doit raisonnablement estimer que vous pourrez rembourser. Après régularisation, le défaut reste visible un an ; sans régularisation, jusqu'à dix ans. Avoir des crédits en cours payés normalement n'est pas un fichage négatif. Vous pouvez consulter gratuitement vos données à la BNB. Méfiez-vous de toute « solution » proposée malgré un fichage, d'un prêteur non agréé ou d'une demande de frais d'avance : c'est le schéma classique de l'arnaque au faux crédit. Tout est expliqué dans crédit et fichage BNB et crédit refusé : que faire ?. « Obtenir un crédit hypothécaire facilement » n'existe pas : l'évaluation de solvabilité est obligatoire pour tous.

Décès, mainlevée, remboursement anticipé : comment se termine un crédit hypothécaire ?

En cas de décès. Les dettes passent aux héritiers, sauf si une assurance solde restant dû rembourse au prêteur tout ou partie du solde (selon le pourcentage couvert par chaque emprunteur). Et en cas de suicide ? La loi du 4 avril 2014 relative aux assurances (art. 164) prévoit que, sauf convention contraire, l'assurance ne couvre pas le suicide survenu moins d'un an après la prise d'effet du contrat ; elle couvre le suicide survenu un an ou plus après. La preuve du suicide incombe à l'assureur. Vérifiez les conditions générales de votre propre police (la règle vaut pour tous les assureurs, Belfius comme les autres). Si vous traversez une période difficile, la ligne d'écoute du Centre de Prévention du Suicide est le 0800 32 123 (numéro gratuit).

Rembourser plus tôt. Vous pouvez rembourser tout ou partie du capital à tout moment, moyennant un recommandé au moins dix jours avant. Le contrat peut prévoir une indemnité de remploi, calculée au taux du crédit sur le capital remboursé et plafonnée à trois mois d'intérêts ; aucune indemnité n'est due si le remboursement suit un décès couvert par l'assurance (art. VII.147/11 et VII.147/12 CDE), ni, depuis le 10 juin 2024 selon Wikifin, en cas de refinancement auprès de la même banque. Lorsque vous soldez entièrement le prêt, vous ne devez plus rien, mais l'inscription hypothécaire subsiste.

Mainlevée. L'inscription hypothécaire dure 30 ans et s'éteint ensuite automatiquement et sans frais. Si vous vendez le bien avant (ou si un nouveau prêteur exige le premier rang), un acte notarié de mainlevée (radiation) est nécessaire ; ses frais sont à votre charge et dépendent du montant inscrit. Rien ne vous oblige à la demander dès le dernier remboursement si vous ne vendez pas. Vous déménagez sans vendre tout de suite ? Un crédit pont finance l'attente, ou votre crédit peut être transféré sur le nouveau bien sans indemnité.

Séparation. Chaque co-emprunteur reste tenu de la totalité ; pour sortir du crédit, il faut l'accord du prêteur : voyez se désolidariser d'un crédit. Difficultés de paiement : prévenez le prêteur très tôt ; avant toute saisie, une conciliation devant le juge des saisies est obligatoire. Les ressources utiles (CPAS, médiation de dettes) sont dans difficultés de paiement d'un crédit.

Ce que Finalys fait, et ne fait pas, pour un crédit hypothécaire

Finalys est un comparateur de crédits à la consommation en Belgique (prêt personnel, prêt auto, crédit rénovation, regroupement de crédits) et n'est jamais prêteur. Nous ne relevons pas de taux hypothécaires et ne transmettons pas de demandes de crédit hypothécaire. Pour votre logement, adressez-vous à une banque, à un courtier agréé FSMA ou, selon vos revenus, au guichet régional du prêt social. Pour des travaux sans hypothèque, un rachat de crédits à la consommation ou l'achat d'un véhicule, vous pouvez simuler une mensualité ou faire une demande. Les définitions utiles sont regroupées dans le lexique du crédit et tous nos guides dans les guides du crédit.

Questions fréquentes sur le crédit hypothécaire

Comment fonctionne un crédit hypothécaire en Belgique ?

Vous empruntez un capital remboursé par mensualités (capital + intérêts) sur 10 à 30 ans, et vous donnez un immeuble en garantie par une hypothèque inscrite pour 30 ans. Si vous ne payez plus, le prêteur peut faire vendre le bien après une conciliation devant le juge des saisies.

Combien puis-je emprunter pour un crédit hypothécaire ?

Il n'existe pas de formule légale. L'usage, rappelé par Wikifin, est de ne pas dépasser environ un tiers des revenus nets du ménage en mensualités, crédits en cours déduits, et la BNB attend des banques qu'elles limitent la quotité à 90 % de la valeur du bien (80 % pour un bien à louer). Le montant final dépend du taux, de la durée et de l'expertise.

Faut-il un apport pour un prêt hypothécaire ?

Aucune loi n'impose d'apport, mais les banques suivent les attentes de la BNB : en principe 90 % maximum de la valeur du bien, avec des exceptions surtout pour les primo-acquéreurs. Les frais d'achat et de crédit sont en pratique à payer avec vos fonds propres.

Quelles sont les conditions pour obtenir un prêt hypothécaire ?

Avoir 18 ans et un projet immobilier, des revenus suffisants et stables, pas de défaut de paiement non régularisé à la Centrale des crédits de la BNB, une quotité acceptable après expertise du bien, et en général une assurance habitation et une assurance solde restant dû. Le prêteur doit évaluer votre solvabilité et peut refuser.

Combien de temps pour une réponse de la banque ?

La loi ne fixe aucun délai : il dépend du prêteur, de l'expertise et de la complétude du dossier. Prévoyez un délai réaliste dans la clause suspensive du compromis. L'offre de crédit, une fois remise, lie le prêteur pendant au moins 14 jours.

Quels sont les frais à prévoir pour un crédit hypothécaire ?

Droits d'enregistrement sur l'achat (2 % en Flandre, 3 % en Wallonie, 12,5 % à Bruxelles avec abattement, pour l'habitation propre et unique), honoraires et frais du notaire, 1 % de droit d'enregistrement et 0,30 % de droit d'inscription sur l'hypothèque, frais de dossier (350 € maximum), frais d'expertise, assurances.

Peut-on inclure des travaux dans un prêt immobilier ?

Oui, sur devis, dans le même crédit hypothécaire ou via une ouverture de crédit libérée contre factures. Pour des travaux seuls et des montants modestes, un crédit rénovation sans hypothèque évite le notaire et les frais d'acte.

Peut-on avoir un prêt immobilier et un prêt auto en même temps ?

Oui. Mais la mensualité du prêt auto est déduite de votre capacité de remboursement et les deux crédits figurent à la Centrale des crédits de la BNB. Un prêt auto ne peut pas servir à acheter une maison.

Que devient le crédit hypothécaire en cas de décès ou de suicide ?

Le solde passe aux héritiers, sauf s'il est couvert par l'assurance solde restant dû. Selon la loi du 4 avril 2014 relative aux assurances (art. 164), le suicide n'est pas couvert s'il survient moins d'un an après la prise d'effet du contrat, sauf convention contraire ; après un an, il est couvert.

Combien de temps dure l'hypothèque et faut-il une mainlevée ?

L'inscription hypothécaire dure 30 ans et disparaît ensuite sans frais. Si vous vendez avant, un acte notarié de mainlevée est nécessaire ; ses frais, à votre charge, dépendent du montant inscrit.

Travaux sans hypothèque, voiture ou regroupement de vos crédits à la consommation ? Comparez les TAEG réels avant de signer.