Un crédit est refusé pour une raison précise : la mensualité ne tient pas dans votre budget après vos charges et vos crédits en cours, un défaut de paiement figure à la Centrale des crédits de la Banque nationale, ou le dossier est incomplet ou instable. La loi vous donne le droit de connaître le résultat de la consultation des fichiers, sans frais. Un refus n'est enregistré nulle part : vous pouvez corriger ce qui bloque et redemander. Ce guide vous aide à trouver la cause et à agir, sans passer par les « crédits malgré fichage », presque toujours des arnaques.
Pourquoi ma demande de crédit est-elle refusée ?
Parce qu'un prêteur belge n'a pas le droit de prêter quand il ne peut pas « raisonnablement estimer que le consommateur sera à même de respecter les obligations découlant du contrat » (Code de droit économique, art. VII.77, § 2). Le refus n'est pas une sanction : c'est le résultat d'une analyse de solvabilité que la loi lui impose. Les motifs se ramènent presque toujours à l'un de ceux-ci :
| Motif de refus | Ce que le prêteur a vu | Ce que vous pouvez faire |
|---|---|---|
| Charges trop lourdes par rapport aux revenus | Après loyer ou prêt hypothécaire, énergie, personnes à charge et mensualités en cours, il ne reste pas de marge. Les lignes directrices du SPF Économie exigent que vous gardiez « une marge après le paiement » des dépenses vitales, nouvelle mensualité comprise. | Réduire le montant, allonger la durée dans la limite légale, verser un acompte, solder une ouverture de crédit, ou regrouper des crédits existants. |
| Défaut de paiement à la Centrale (BNB) | Arriéré non remboursé de plus de 1.000 € sur un crédit à la consommation : refus obligatoire. Arriéré de 1.000 € ou moins : octroi possible, mais à justifier par écrit. Arriéré régularisé : visible encore un an. | Régulariser, attendre l'effacement, faire corriger une erreur. Détails sur fiché à la BNB. |
| Revenus instables ou trop récents | Période d'essai, intérim, préavis, revenus d'indépendant sans historique : plus les revenus varient, « plus le prêteur devra se renseigner sur une période longue ». Aucune ancienneté légale, mais le prêteur doit estimer que vos revenus dureront autant que le crédit. | Redemander après la période d'essai ou avec un avertissement-extrait de rôle ; voir crédit selon la situation professionnelle. |
| Dossier incomplet ou incohérent | Fiches de paie manquantes, charges déclarées qui ne collent pas aux extraits de compte, crédit en cours « oublié » alors qu'il apparaît à la Centrale. | Fournir toutes les pièces (liste des documents) et répondre au questionnaire de manière exacte et complète (art. VII.69). |
| Signaux de surendettement | Ouvertures de crédit utilisées au maximum, plusieurs crédits conclus en moins d'un an, retards récurrents, demande de liquidités sans but précis : autant de signaux qui, selon le SPF Économie, imposent « plus de prudence ». | Assainir avant de redemander ; voir difficultés de paiement. |
| Règlement collectif de dettes en cours | Pendant la procédure, « le consommateur ne peut contracter aucune dette supplémentaire » (BNB) ; l'information figure à la Centrale. | Attendre la fin du plan ; en parler au médiateur de dettes. |
| Politique du prêteur | Le prêteur « est toujours libre de refuser d'octroyer un crédit », même si tout est positif, tant qu'il ne discrimine pas (SPF Économie) : montant hors grille, âge du véhicule, durée demandée. | Comparer un autre prêteur agréé ou un autre produit (prêt auto plutôt que prêt personnel, par exemple). |
Pour un prêt à tempérament (prêt personnel, prêt auto), aucun apport minimum n'est exigé par la loi. Mais un acompte réduit le montant emprunté, donc la mensualité, et change parfois la décision. Et aucun critère de nationalité ou d'origine ne peut entrer en jeu : la loi interdit toute question sur « la race, l'origine ethnique, la vie sexuelle, la santé, les opinions » ; le SPF Économie rappelle que le prêteur « devra se garder de réaliser tout type de discrimination ».
Comment un prêteur analyse-t-il une demande de crédit ?
En trois temps, tous imposés par la loi : un questionnaire, la consultation de la Centrale, puis une estimation de votre capacité de remboursement. Le « scoring » dont on parle n'est que la façon dont chaque prêteur pondère ces éléments ; la méthode varie, les ingrédients non.
- Le questionnaire. Obligatoire dès que le crédit dépasse 500 €, il porte au moins sur « le but du crédit, les revenus, les personnes à charge, les engagements financiers en cours » (art. VII.69). Il mentionne aussi les fichiers qui seront consultés. Vous devez y répondre vous-même, de façon exacte et complète.
- Les justificatifs. Le Code ne dresse pas de liste : « il revient au prêteur de déterminer quels sont les éléments qui doivent être accompagnés de pièces justificatives », surtout les revenus. En pratique : dernières fiches de paie (souvent trois) et extraits de compte pour un salarié, avertissement-extrait de rôle, voire déclarations TVA, pour un indépendant. Le nombre exact dépend du prêteur.
- La Centrale des crédits aux particuliers. Le prêteur « est en outre tenu de consulter la Centrale » (art. VII.77, § 1er), qui recense tous vos crédits à la consommation et hypothécaires en cours et les éventuels défauts de paiement. La consultation doit avoir lieu « dans les 20 jours qui précèdent la conclusion du crédit ». Si ce qu'il y lit diffère de vos déclarations, il doit attirer votre attention sur ces divergences.
- Le calcul de la marge. Revenus moins charges (loyer, énergie, crédits en cours, personnes à charge, dépenses vitales évaluées par forfaits), moins la nouvelle mensualité : il doit rester quelque chose. Aucun pourcentage n'est fixé par la loi ; la « règle du tiers » est une pratique de prêteurs, pas une norme belge. Plus le crédit est long, plus le prêteur doit s'assurer que vos revenus sont durables.
Pour les critères détaillés par profil, voyez les conditions d'un prêt personnel ; pour comprendre le mécanisme de la mensualité, calculer un crédit.
Comment savoir si ma demande de crédit (auto ou personnel) sera acceptée ?
On ne peut pas le savoir à l'avance avec certitude : la décision appartient au prêteur, après analyse. Mais vous pouvez vérifier vous-même les quatre points qui décident de presque tout : rien de négatif à la Centrale (consultez vos données gratuitement avant de demander) ; une mensualité qui laisse une marge une fois les revenus, les charges fixes et un forfait réaliste de vie courante mis en regard ; des revenus prouvables et durables (contrat hors période d'essai, historique d'indépendant, pension ou allocation stable) ; un dossier complet dont les chiffres correspondent aux extraits de compte et à la Centrale. Si la marge est nulle sur votre feuille, le prêteur la verra aussi.
Exemple avec un prêt auto de 15.000 €, aux meilleurs TAEG relevés le 1er octobre 2026 (le TAEG, taux annuel effectif global, est le coût total du crédit exprimé en pourcentage annuel) :
| Même projet, trois présentations | TAEG | Mensualité | Coût total |
|---|---|---|---|
| 15.000 € sur 36 mois | 6,49 % | 458,40 € | 1.502,48 € |
| 15.000 € sur 60 mois | 6,49 % | 292,12 € | 2.527,28 € |
| 12.000 € sur 60 mois (acompte de 3.000 €) | 6,49 % | 233,70 € | 2.021,82 € |
Exemples indicatifs calculés à TAEG constant, sans assurance facultative, avec le meilleur TAEG prêt auto relevé pour chaque montant et durée le 1er octobre 2026. Le TAEG proposé dépend du prêteur et de votre dossier ; la durée maximale dépend du montant (prêt à tempérament).
Si la première ligne ne passe pas dans votre budget, la deuxième ou la troisième le fait peut-être. C'est exactement le raisonnement du prêteur, que vous pouvez faire avant lui avec le simulateur. Pour une voiture, un prêt auto sur facture est en général moins cher qu'un prêt personnel, parce que le prêteur connaît l'usage des fonds : voyez financer sa voiture à crédit.
Sur dix demandes de crédit, combien sont acceptées ?
Il n'existe pas de chiffre officiel : la Banque nationale enregistre les contrats conclus, pas les demandes, et les prêteurs ne publient pas leur taux d'acceptation. Ce que les statistiques de la Centrale montrent, c'est que le crédit est très répandu et que les incidents restent minoritaires : au 31 décembre 2025, 6.081.385 personnes avaient un crédit en cours (63,6 % de la population majeure) et 258.819 personnes avaient au moins un défaut de paiement (2,7 % de la population majeure), soit 367.513 défauts pour 3,7 % des crédits (BNB, « La CCP en chiffres »). Autrement dit, la grande majorité des dossiers qui aboutissent se remboursent normalement ; et un refus vise d'abord à vous éviter de rejoindre les 3,7 %.
Peut-on faire plusieurs demandes de crédit, et combien de temps attendre entre deux ?
Oui, rien ne limite le nombre de demandes, en ligne ou en agence, pour une voiture ou autre chose, et aucun délai légal n'est imposé entre deux. Les demandes et les refus ne sont pas enregistrés à la Centrale de la Banque nationale. Celle-ci est « un registre de tous les crédits » conclus et « des éventuels défauts de paiement » ; le relevé que vous pouvez consulter reprend « nom du prêteur, numéro du contrat, montant emprunté et éventuels défauts de paiement ». Une consultation faite par un prêteur n'y laisse donc pas de trace visible par un autre prêteur, et un refus chez l'un n'apparaît pas chez l'autre.
Trois nuances, qui tiennent au bon sens plus qu'à la loi :
- Comparer n'est pas signer. Demander des offres à plusieurs prêteurs est la bonne méthode, pourvu que vous ne signiez qu'un contrat. Ce sont les contrats conclus « dans un délai rapproché (moins d'un an) » que le SPF Économie désigne comme signal possible de surendettement, pas les demandes.
- Redemander tout de suite la même chose au même prêteur ne sert à rien. Sa consultation de la Centrale reste valable 20 jours et son analyse ne changera pas si rien n'a changé. Revenez quand la cause est levée : arriéré régularisé et effacé, période d'essai terminée, crédit soldé, montant revu.
- Un intermédiaire inscrit à la FSMA peut présenter votre dossier à plusieurs prêteurs en une seule demande. Si l'on vous réclame un paiement avant le versement, ce n'est pas un intermédiaire sérieux (voir les arnaques).
Cumuler plusieurs contrats est une autre affaire : chaque crédit conclu est déclaré à la Centrale dans les deux jours ouvrables et pèse dans vos charges pour le suivant. Peut-on avoir deux prêts personnels ? répond à ce cas.
Quels sont mes droits quand un crédit est refusé ?
Le prêteur doit vous communiquer « sans délai et sans frais, le résultat de la consultation ainsi que l'identité ainsi que l'adresse du responsable du traitement des fichiers qu'il a consultés » (Code de droit économique, art. VII.79). Et « si le crédit est refusé, aucune indemnité, de quelque nature qu'elle soit, ne peut être réclamée au consommateur », sauf les frais de consultation de la Centrale payés par le prêteur. Wikifin le résume ainsi : le prêteur « doit vous expliquer pourquoi et sur la base de quelles informations il a pris sa décision ».
- Demandez-le par écrit si le refus est arrivé sans explication : « Conformément à l'article VII.79 du Code de droit économique, merci de me communiquer le résultat de la consultation des fichiers et l'identité du responsable de chaque fichier consulté. » Vous saurez si le blocage vient de la Centrale, d'un fichier interne du prêteur ou d'un assureur-crédit, ou simplement de la marge budgétaire.
- Un refus n'est pas une liste noire. Il n'est transmis ni à la Banque nationale ni aux autres prêteurs ; seul le prêteur concerné en garde trace dans ses dossiers.
- Vous ne devez rien. Ni frais de dossier, ni indemnité, ni « assurance » pour un crédit refusé. Qui vous en réclame n'est pas un prêteur agréé.
- En cas de litige avec une banque ou un prêteur, l'Ombudsfin peut intervenir ; pour une donnée contestée à la Centrale, voyez la section suivante.
Pourquoi toutes mes demandes de crédit sont-elles refusées ?
Quand plusieurs prêteurs refusent à la suite, la cause est presque toujours objective et visible par tous : un enregistrement négatif à la Centrale, un règlement collectif de dettes, ou une marge budgétaire inexistante. Tous les prêteurs consultent le même fichier et appliquent la même règle des 1.000 €. Avant toute nouvelle demande, faites le diagnostic dans cet ordre :
- Consultez vos données à la Centrale. Gratuit : en ligne avec un lecteur de carte d'identité ou l'application itsme (trois fois par jour au maximum, résultat immédiat en PDF), ou par e-mail, par lettre signée avec copie de votre carte d'identité, ou aux guichets de la BNB à Bruxelles. Jamais par téléphone. Le relevé indique le prêteur, le numéro de contrat, le montant et un éventuel défaut.
- Défaut exact : remboursez l'arriéré ou convenez d'un plan avec ce prêteur. Régularisé, l'enregistrement reste un an, puis disparaît ; non régularisé, jusqu'à dix ans à partir du premier défaut. Durées et démarches : fiché à la BNB.
- Défaut erroné : adressez-vous au prêteur qui l'a enregistré, preuves à l'appui : « si ces données s'avèrent effectivement incorrectes, le prêteur est tenu de les corriger » ; la BNB « n'est pas légalement habilitée à apporter elle-même des adaptations ». S'il ne réagit pas, plainte motivée à l'Inspection économique du SPF Économie.
- Rien de négatif : le problème est le budget ou la stabilité des revenus. Refaites le calcul revenus moins charges avec le calcul de capacité d'emprunt, en comptant toutes les mensualités en cours (ouvertures de crédit et cartes comprises), et réduisez le projet jusqu'à retrouver une marge.
Fiché, « interdit bancaire », mauvais crédit : peut-on encore obtenir un prêt personnel ou un crédit auto ?
L'« interdiction bancaire » est une notion française ; elle n'existe pas en Belgique. Ce que l'on appelle ici « être fiché » est un enregistrement négatif (défaut de paiement) à la Centrale des crédits aux particuliers. Tant qu'un arriéré de plus de 1.000 € n'est pas remboursé, aucun prêteur agréé ne peut vous prêter, pour une voiture comme pour autre chose. Une fois régularisé, le crédit redevient possible, mais le prêteur verra l'enregistrement pendant un an encore et devra le justifier.
| Votre situation à la Centrale | Nouveau crédit (perso, auto, regroupement) |
|---|---|
| Crédits en cours, aucun retard | Normal. Ils comptent dans vos charges, pas comme un « fichage ». |
| Arriéré non remboursé de plus de 1.000 € | Refus obligatoire (art. VII.77, § 2) : aucun prêteur agréé ne peut conclure. |
| Arriéré non remboursé de 1.000 € ou moins | Possible seulement avec « une motivation complémentaire dans le dossier de crédit ». Rare en pratique. |
| Arriéré régularisé (visible encore un an) | Possible ; le prêteur doit montrer que le problème de solvabilité a pris fin. Un dossier solide aide. |
| Règlement collectif de dettes en cours | Aucune nouvelle dette possible pendant la procédure. |
| Enregistrement effacé | Analyse ordinaire, comme pour tout le monde. |
Le « mauvais crédit » au sens américain (un score personnel qui vous suit) n'existe pas non plus en Belgique : pas de score national, seulement le registre de la BNB et l'analyse de chaque prêteur. Deux précisions utiles :
- Un co-emprunteur (conjoint, parent) peut rendre le dossier acceptable, car ses revenus entrent dans l'analyse ; une simple caution, non : le prêteur « ne peut prendre en considération la capacité de remboursement des cautions ». Le co-emprunteur s'engage sur tout le crédit : lisez se désolidariser d'un crédit avant de signer.
- Un regroupement de crédits ne contourne pas un défaut enregistré : la règle des 1.000 € s'applique aussi. Voir regroupement : coût, refus, fichage.
Que faire après un refus de crédit, étape par étape ?
- Demander le résultat de la consultation. Le prêteur qui refuse doit vous communiquer, sans délai et sans frais, le résultat de la consultation des fichiers et l'identité du responsable de chaque fichier consulté (Code de droit économique, art. VII.79).
- Consulter vos données à la Banque nationale. Gratuit, en ligne avec votre eID ou itsme : vous voyez vos crédits en cours et un éventuel défaut de paiement enregistré à votre nom.
- Faire corriger une erreur ou régulariser un arriéré. Seul le prêteur qui a enregistré la donnée peut la corriger ; un arriéré remboursé reste visible un an, puis disparaît.
- Revoir le projet. Montant plus bas, durée adaptée, acompte, crédit affecté (prêt auto sur facture) plutôt que prêt personnel : la mensualité doit laisser une marge après vos charges.
- Stabiliser le dossier. Attendre la fin d'une période d'essai, clôturer une ouverture de crédit inutilisée, réunir des preuves de revenus complètes.
- Comparer un autre prêteur agréé. Chaque prêteur applique sa propre politique de risque ; un refus n'est enregistré nulle part. Vérifiez l'agrément sur le site de la FSMA.
Multiplier les contrats pour « compenser » un refus, prélever le reste d'une ouverture de crédit, payer des frais à un prêteur inconnu, ou maquiller le questionnaire : une réponse inexacte ou incomplète peut conduire un juge à prononcer la dissolution du contrat à vos torts, et un crédit obtenu sans marge se termine souvent par le défaut de paiement que vous cherchiez à éviter.
Comment emprunter de l'argent quand les banques refusent ? Les solutions légitimes
Si le besoin est réel et urgent, il existe des voies qui ne passent pas par un prêteur commercial. Aucune ne demande de frais d'avance.
- Le CPAS de votre commune peut examiner une aide sociale et fait souvent office de service de médiation de dettes : « pour la médiation de dettes, vous pouvez notamment vous adresser au CPAS de votre commune » (Wikifin).
- Un médiateur de dettes reconnu (CPAS, asbl agréée, avocat, notaire) négocie un plan avec vos créanciers et vous conseille pour le budget. Si un crédit en cours est déjà difficile à payer, demandez d'abord au prêteur, par écrit, une suspension ou un étalement ; s'il refuse ou ne répond pas dans le mois, le juge de paix peut octroyer des facilités de paiement. Détails dans difficultés de paiement d'un crédit.
- Le règlement collectif de dettes, devant le tribunal du travail, quand la médiation ne suffit plus : du temps pour s'en sortir, contre des règles strictes.
- Les prêteurs sociaux, que Wikifin cite parmi les prêteurs autorisés : sous conditions de revenus, certains proposent des crédits à la consommation accompagnés. Renseignez-vous auprès du CPAS ou d'un service de médiation de dettes de votre Région, et vérifiez l'agrément à la FSMA.
- Un prêt familial, avec un écrit (montant, échéances, taux éventuel) pour éviter les malentendus.
- Reporter ou réduire l'achat : occasion moins chère, acompte épargné en quelques mois, réparation plutôt que remplacement. Un montant plus bas est souvent ce qui fait basculer la décision.
Et si un prêteur agréé accepte finalement votre dossier, gardez une marge : Wikifin conseille de ne jamais aller « jusqu'à votre extrême limite budgétaire » et de prévoir les imprévus (chômage, maladie).
Crédit « malgré fichage », « sans enquête », « refusé partout » : comment reconnaître une arnaque ?
Un prêteur qui promet un crédit sans analyse de solvabilité viole la loi belge, ou n'est pas un prêteur. La FSMA met régulièrement en garde contre de faux prêteurs qui ciblent précisément les personnes refusées ailleurs : le 6 août 2026, elle a encore identifié 26 nouveaux « prêteurs frauduleux » actifs sur internet et les réseaux sociaux. Le schéma est toujours le même :
- Une offre « sortie de nulle part » par e-mail, Facebook, WhatsApp ou une publicité, parfois sous le nom ou le logo d'une banque connue (usurpation d'identité, « cloning »).
- Des conditions trop belles : gros montant, taux très bas, durée très longue, et l'assurance qu'on ne vérifiera « pas si le consommateur est un mauvais payeur ».
- Des frais à payer avant le versement : « prime d'assurance », « frais de dossier », « frais d'authentification ». La FSMA est claire : « ces frais sont purement fictifs. Une fois le montant versé, le “prêteur” disparaît. »
Avant tout contact, deux vérifications gratuites : la fonction « Vérifiez votre fournisseur » de la FSMA, qui dit si l'entreprise dispose d'une autorisation ou fait l'objet d'une mise en garde, et la liste des mises en garde. Un TAEG supérieur au maximum légal est un autre signal : aucun prêteur agréé ne peut le dépasser. Pour reconnaître un site sérieux, voyez crédit en ligne fiable. Victime ou en doute ? Contactez la FSMA avant tout (nouveau) versement.
Questions fréquentes sur le refus de crédit
Pourquoi ma demande de crédit est-elle refusée ?
Parce que le prêteur, après le questionnaire et la consultation de la Centrale des crédits de la Banque nationale, estime que vous ne pourrez pas rembourser : marge insuffisante après vos charges et crédits en cours, défaut de paiement enregistré, revenus instables ou dossier incomplet. La loi lui interdit de prêter dans ce cas. Il doit vous communiquer sans frais le résultat de la consultation des fichiers.
Peut-on faire plusieurs demandes de crédit en ligne ou pour une voiture ?
Oui. Aucune loi ne limite le nombre de demandes et la Centrale de la Banque nationale n'enregistre ni les demandes ni les refus, seulement les contrats conclus et les défauts de paiement. Comparez plusieurs offres, mais ne signez qu'un seul contrat.
Combien de temps faut-il attendre entre deux demandes de crédit ?
Il n'y a pas de délai légal. Redemander la même chose au même prêteur sans changement ne sert à rien : sa consultation de la Centrale reste valable 20 jours et son analyse sera identique. Revenez quand la cause du refus est levée : arriéré régularisé et effacé, période d'essai terminée, montant revu.
Comment savoir si une demande de crédit auto sera acceptée ?
Personne ne peut le promettre, mais vous pouvez vérifier les quatre critères décisifs : aucun défaut de paiement à la Centrale (consultation gratuite), une mensualité qui laisse une marge après vos charges, des revenus prouvables et durables, un dossier complet et cohérent. Un acompte ou un montant plus bas change souvent la décision.
Combien de fiches de paie faut-il pour un crédit auto ?
La loi ne fixe pas de nombre : chaque prêteur décide des justificatifs qu'il exige. En pratique, un salarié fournit ses dernières fiches de paie (souvent trois) et des extraits de compte récents ; un indépendant son avertissement-extrait de rôle. Demandez la liste exacte au prêteur avant d'envoyer le dossier.
Peut-on obtenir un crédit auto en étant fiché à la Banque nationale ?
Pas tant qu'un arriéré de plus de 1.000 € n'est pas remboursé : le refus est alors obligatoire pour tout prêteur agréé. Pour un arriéré de 1.000 € ou moins, le prêteur doit justifier spécialement l'octroi, ce qui est rare. Après régularisation, l'enregistrement reste visible un an ; le crédit redevient possible, mais le dossier doit être solide.
Comment emprunter de l'argent quand on est interdit bancaire en Belgique ?
L'interdiction bancaire est une notion française. En Belgique, il s'agit d'un défaut de paiement enregistré à la Centrale des crédits de la BNB. Régularisez l'arriéré, faites corriger une éventuelle erreur, puis redemandez avec un dossier solide. En attendant, le CPAS, un médiateur de dettes reconnu ou un prêt familial sont les voies légitimes ; refusez toute offre qui demande des frais avant le versement.
Un refus de crédit est-il enregistré quelque part ?
Pas dans un fichier partagé. La Centrale des crédits aux particuliers n'enregistre que les contrats conclus, les défauts de paiement et les règlements collectifs de dettes. Un refus reste dans les dossiers du prêteur concerné et n'est pas communiqué aux autres prêteurs.
Le prêteur doit-il me dire pourquoi il refuse ?
Il doit vous communiquer sans délai et sans frais le résultat de la consultation des fichiers (Centrale de la BNB et, le cas échéant, autres fichiers ou assureur-crédit) ainsi que l'identité et l'adresse du responsable de chaque fichier (Code de droit économique, art. VII.79). Aucune indemnité ni aucun frais ne peuvent vous être réclamés pour un crédit refusé.
Les offres de crédit « malgré fichage » sont-elles fiables ?
Presque jamais. La FSMA met en garde contre de faux prêteurs qui promettent un crédit sans vérifier si vous êtes mauvais payeur et réclament des frais (assurance, dossier) avant le versement, puis disparaissent. Vérifiez toujours l'agrément sur le site de la FSMA et ne payez jamais avant de recevoir les fonds.
Sources (consultées le 9 octobre 2026) : Code de droit économique, livre VII, art. VII.69 (questionnaire), VII.77 (évaluation de la solvabilité, consultation de la Centrale, règle des 1.000 €) et VII.79 (refus du crédit), texte reproduit par Credafin ; SPF Économie, « Guidelines : évaluation de la solvabilité du consommateur dans le cadre de l'octroi d'un crédit à la consommation » (4 juillet 2022 : marge, justificatifs, validité de 20 jours de la consultation, signaux, discrimination, cautions) ; BNB, « Tout savoir sur la CCP », « Informations pour les particuliers », « Consulter la CCP », « Corriger » et « La CCP en chiffres » (chiffres au 31 décembre 2025) ; Wikifin (FSMA), « Combien êtes-vous capable de rembourser ? » (mis à jour le 16 février 2026) ; Wikifin, « Le rôle de la Centrale des crédits aux particuliers » ; Wikifin, « Que faire si vous n'arrivez plus à rembourser votre crédit ? » (9 février 2026) ; Wikifin, « À qui s'adresser pour un crédit ? » (27 août 2026) ; FSMA, mise en garde « Besoin d'argent rapidement ? Soyez prudent avec les offres de crédit sur les réseaux sociaux » (6 août 2026) et « Vérifiez votre fournisseur ». TAEG des prêteurs relevés le 1er octobre 2026. Finalys compare des crédits à la consommation, n'est pas prêteur et ne peut ni modifier un enregistrement à la BNB ni promettre l'issue d'une demande : la décision appartient toujours au prêteur agréé.
Cause du refus identifiée et corrigée ? Comparez les offres de prêteurs agréés avec un dossier complet.
Attention, emprunter de l'argent coûte aussi de l'argent. TAEG des prêteurs relevés le 1er octobre 2026.