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Regroupement de crédits : combien ça coûte, est-ce intéressant, pourquoi un refus ?

Le vrai coût d'un rachat de crédits en Belgique, la méthode pour savoir s'il vaut la peine, les causes de refus et les solutions honnêtes si vous êtes fiché à la BNB.

TAEG regroupement relevés8,99 % à 11,99 %
Indemnité par crédit soldé1 % max.
Courtier payé par vous0 € (interdit)
Arriéré BNB > 1.000 €Refus obligatoire

Un regroupement de crédits coûte trois choses : les intérêts du nouveau prêt (TAEG relevés de 8,99 % à 11,99 % le 1er octobre 2026), l'indemnité de remboursement anticipé de chaque prêt à tempérament soldé (1 % du capital au maximum, 0,5 % s'il reste un an ou moins, rien pour une carte ou une réserve d'argent) et, le plus souvent, un allongement de la durée qui fait grimper le coût total. Ni frais de courtier à votre charge, ni frais d'acte. Il est intéressant quand il remplace des crédits chers par un TAEG plus bas sans trop allonger la durée ; il est refusé quand le prêteur estime que vous ne pourrez pas rembourser, et interdit si un arriéré de plus de 1.000 € est enregistré à la Banque nationale.

En quoi consiste un rachat de crédit, et pourquoi le faire ?

En Belgique, « rachat de crédit », « regroupement » et « centralisation de crédits » désignent la même chose : un nouveau prêt à tempérament (crédit à mensualités fixes sur une durée fixe) qui solde d'un coup plusieurs crédits à la consommation en cours (prêt personnel, prêt auto, crédit travaux, carte, réserve d'argent). Il reste une mensualité, un prêteur, une date. Rien n'est effacé : la dette change de forme, pas de montant.

On le fait pour trois raisons, qui ne se valent pas :

  • Baisser la mensualité. Le motif le plus fréquent, presque toujours obtenu en allongeant la durée, donc en payant plus d'intérêts au total.
  • Remplacer des crédits chers (cartes et réserves d'argent à 13 ou 14 % de TAEG) par un prêt moins cher. Ici, le regroupement peut réellement faire économiser.
  • Simplifier. Un seul interlocuteur, moins d'oublis. Utile, mais cela ne justifie pas de payer plus.

Un crédit voiture s'y inclut comme n'importe quel prêt à tempérament (une fois soldé, l'éventuelle réserve de propriété du prêteur tombe), de même que des prêts personnels pris dans plusieurs banques. Un crédit hypothécaire, non : le reprendre passe par un nouveau crédit hypothécaire, acte notarié et frais d'acte compris (refinancer un prêt hypothécaire). Et « demander un crédit pour payer ses dettes » n'a de sens que pour des dettes de crédit : pour des factures, impôts ou loyers en retard, un plan de paiement avec le créancier ou une médiation de dettes coûte moins cher qu'un emprunt. Étapes, documents et rôle de chacun : regrouper ses crédits, comment ça marche.

Combien coûte un rachat de crédit en Belgique ?

Il n'existe pas de « prix » du regroupement : son coût est la somme de ces postes, dont deux sont nuls pour un crédit à la consommation.

PosteCe que dit la loi belgeOrdre de grandeur
Intérêts du nouveau créditExprimés par le TAEG (taux annuel effectif global), qui inclut tous les frais obligatoires, frais de dossier compris. Plafond légal : 12,00 % au-delà de 5.000 €.TAEG relevés le 1er octobre 2026 : 8,99 % à 11,99 %. De loin le poste principal.
Indemnité de remboursement anticipé des crédits soldésArt. VII.97 du Code de droit économique : 1 % au maximum du capital remboursé s'il reste plus d'un an, 0,5 % s'il reste un an ou moins, jamais plus que les intérêts restants. Rien pour une ouverture de crédit (carte, réserve).Sur 19.000 € de prêts à tempérament : 190 € au plus, souvent financés dans le nouveau crédit.
Courtier ou intermédiaireArt. VII.114 : l'intermédiaire ne peut recevoir « aucune rémunération, sous quelque forme que ce soit » du consommateur. Sa commission vient du prêteur et est comprise dans le TAEG.0 €. Un « courtier » qui vous facture des frais n'est pas en règle.
Frais d'acte, notaireSans objet : un regroupement de crédits à la consommation ne passe pas devant notaire.0 €. Les frais d'acte n'existent que pour un rachat de crédit hypothécaire.
Assurance solde restant dûFacultative ; le prêteur ne peut pas imposer un contrat accessoire (art. VII.87).Prime en plus de la mensualité, hors TAEG, si vous la souscrivez.

Le coût invisible dans une offre est l'allongement de la durée : une mensualité plus basse sur plus de mois, c'est plus de mois d'intérêts. C'est lui qui fait qu'un regroupement « qui fait gagner 400 € par mois » peut coûter plusieurs milliers d'euros de plus au total. Les exemples ci-dessous le chiffrent.

Comment calculer un rachat de crédit et savoir s'il est intéressant ?

Comparez le total qu'il vous reste à payer aujourd'hui avec le total que vous paierez après regroupement. Quatre étapes, avec vos derniers relevés :

  1. Total avant. Pour chaque crédit, mensualité × mois restants ; additionnez. Notez aussi le capital restant dû de chacun (sur le tableau d'amortissement, que le prêteur doit fournir gratuitement).
  2. Indemnités. 1 % du capital restant de chaque prêt à tempérament (0,5 % s'il reste un an ou moins) ; 0 pour les cartes et réserves.
  3. Total après. Capital à emprunter = capitaux restants + indemnités. Mensualité au TAEG proposé pour la durée envisagée (simulateur, ou la formule expliquée dans calculer un crédit), puis mensualité × nombre de mois.
  4. Décision. Total après inférieur au total avant : le regroupement fait économiser. Supérieur : vous achetez une mensualité plus basse, et la différence est le prix de ce confort ; prenez alors la durée la plus courte que votre budget supporte.

Exemple 1 : trois crédits ordinaires, 19.000 € restant dus

Crédit en coursCapital restantTAEGMois restantsMensualitéIndemnité max.
Prêt personnel9.000 €10,99 %30342,28 €90,00 €
Prêt auto7.000 €8,49 %36219,93 €70,00 €
Carte de crédit (ouverture de crédit)3.000 €14,50 %24143,50 €0,00 €
Total avant19.000 €––705,71 €160,00 €

Reste à payer aujourd'hui : 21.629,88 € (somme des mensualités restantes). Nouveau crédit : 19.000 € + 160,00 € d'indemnités = 19.160,00 €, au meilleur TAEG regroupement relevé le 1er octobre 2026 pour ce montant (8,99 %), selon la durée choisie :

Nouvelle duréeMensualitéGain mensuelTotal aprèsDifférence sur la durée
36 mois (3 ans)606,07 €− 99,64 €21.818,52 €+ 188,64 €
48 mois (4 ans)473,52 €− 232,19 €22.728,96 €+ 1.099,08 €
60 mois (5 ans)394,39 €− 311,32 €23.663,40 €+ 2.033,52 €
84 mois (7 ans)304,77 €− 400,94 €25.600,68 €+ 3.970,80 €

Lecture : même sur 36 mois, proche de la durée restante actuelle, ce regroupement coûte 188,64 € de plus, parce que le prêt auto à 8,49 % était déjà moins cher que le nouveau TAEG et que les indemnités s'ajoutent. Sur 84 mois (durée maximale pour ce montant), la mensualité tombe de 705,71 € à 304,77 €, mais le surcoût atteint 3.970,80 €, et 6.248,04 € au TAEG le plus haut relevé (11,99 %). Ce regroupement ne se justifie que si la baisse de mensualité évite un impayé.

Exemple 2 : trois ouvertures de crédit chères, 13.000 € restant dus

Deux cartes de crédit (4.000 € à 14,50 % et 6.000 € à 13,50 %) et une réserve d'argent (3.000 € à 11,50 %), aux TAEG maximums légaux, remboursées à raison de 435,48 € par mois pour les solder en 36 mois : total avant 15.677,28 €, sans indemnité (ouvertures de crédit).

Regroupement de 13.000 €TAEGMensualitéTotal aprèsÉconomie
36 mois8,99 %411,22 €14.803,92 €− 873,36 €
48 mois8,99 %321,29 €15.421,92 €− 255,36 €

Ici le regroupement gagne sur les deux tableaux, mensualité et coût total, tant que la durée reste proche de l'actuelle. C'est le cas typique où un rachat de crédit est « bien » : des crédits renouvelables chers remplacés par un prêt à tempérament à TAEG fixe, qui a en plus une date de fin.

Quel taux pour un regroupement de crédits ?

Il n'y a pas un taux de rachat de crédit, mais des grilles par prêteur, montant et durée. TAEG relevés le 1er octobre 2026 :

PrêteurTAEGMontantDurée
Mozeno8,99 % à 11,99 %2.500 € à 100.000 €18 à 120 mois
Cofidis9,99 % à 10,99 %10.001 € à 100.000 €60 à 144 mois
Cofidis10,99 %5.001 € à 100.000 €12 à 144 mois
Cofidis11,99 %501 € à 100.000 €12 à 144 mois

Le « meilleur taux », 8,99 %, est réservé aux montants et dossiers que la grille du prêteur y place. Un regroupement coûte en général plus cher qu'un prêt auto (6,49 % à 8,99 %) ou un crédit rénovation (3,99 % à 9,99 %), parce qu'il n'est affecté à aucun bien et que les prêteurs y voient un signal de fragilité ; il coûte moins cher que la plupart des cartes et réserves d'argent, dont le TAEG peut légalement atteindre 14,50 % entre 1.250 et 5.000 €. Quel que soit le prêteur, le TAEG ne peut dépasser le plafond légal de sa tranche de montant :

Montant empruntéTAEG maximum (depuis le 1er décembre 2025)
Jusqu'à 1.250 €20,50 %
Plus de 1.250 € à 5.000 €15,50 %
Plus de 5.000 €12,00 %

Quel est le meilleur organisme pour un rachat de crédit ?

Celui qui vous propose, à montant et durée égaux, le TAEG le plus bas dans une offre écrite, et qui est autorisé à prêter. Trois canaux existent : votre banque (connaît vos comptes, mais une seule grille de taux et pas toujours les crédits d'autres prêteurs), un prêteur spécialisé (produit dédié, durées jusqu'à 144 mois ; comparez le TAEG, pas la mensualité, et refusez la « trésorerie en plus » inutile) ou un courtier de crédit inscrit à la FSMA, qui interroge plusieurs prêteurs avec un seul dossier mais que rien n'oblige à trouver le TAEG le plus bas du marché.

Combien coûte un courtier pour un rachat de crédit ? Rien : la loi interdit à l'intermédiaire de crédit de recevoir « directement ou indirectement, aucune rémunération, sous quelque forme que ce soit, du consommateur » (art. VII.114). Il est payé par une commission du prêteur, comprise dans le TAEG. Avant de confier votre dossier, vérifiez le courtier ou le prêteur dans l'outil « Vérifiez votre fournisseur » de la FSMA, qui signale aussi les sociétés sous mise en garde. Méfiez-vous des publicités qui poussent au regroupement : la loi interdit toute publicité axée sur « l'incitation au regroupement ou à la centralisation des crédits en cours » (art. VII.65), et un prêteur qui réclame des frais avant de verser l'argent correspond au schéma de fausse offre de crédit décrit par la FSMA.

Finalys n'est pas un prêteur : nous comparons les TAEG relevés chez des prêteurs autorisés et transmettons votre demande à un intermédiaire partenaire. L'offre, l'analyse du dossier et la décision viennent toujours du prêteur.

Quand faire un regroupement de crédits, et quand s'abstenir ?

Aucun délai légal ne s'impose : vous pouvez demander un regroupement à tout moment, même peu après un crédit. Le bon moment est celui où le calcul ci-dessus est favorable, ou celui où vos mensualités cumulées menacent de provoquer un premier impayé. En pratique :

Plutôt ouiPlutôt non
Les cartes et réserves d'argent chères pèsent lourd dans le total.Vos crédits actuels (prêt auto, prêt vert, travaux) ont des TAEG plus bas que ceux relevés pour un regroupement.
Vous gardez une durée proche de la durée restante actuelle.La seule façon de baisser la mensualité est de doubler la durée.
Revenus stables, aucun défaut enregistré à la BNB, cartes fermées après l'opération.Un arriéré est enregistré à la Centrale des crédits (voir plus bas), ou vous comptez réutiliser les cartes vidées.
Un seul crédit vous pèse : un remboursement anticipé partiel ou un étalement négocié avec ce prêteur suffit souvent.Le prêteur ajoute une « trésorerie » que vous n'aviez pas demandée.

Pour en bénéficier, il convient de présenter des revenus réguliers, des charges (loyer, autres crédits, pensions alimentaires) compatibles avec la nouvelle mensualité et une Centrale des crédits sans défaut. Les critères sont ceux de tout prêt à tempérament : conditions d'un prêt personnel et crédit selon votre situation professionnelle.

Pourquoi un rachat de crédit est-il refusé, et que faire ?

Le prêteur doit évaluer « rigoureusement » votre solvabilité et consulter la Centrale des crédits aux particuliers de la BNB avant de conclure (art. VII.77) ; il ne peut prêter que s'il « doit raisonnablement estimer » que vous pourrez rembourser. Un refus de regroupement vient presque toujours de l'une de ces causes :

  • Charges trop élevées par rapport aux revenus. Même réduite, la nouvelle mensualité ajoutée au loyer et aux autres charges laisse un reste à vivre jugé insuffisant.
  • Défaut de paiement enregistré à la BNB. Au-delà de 1.000 € d'arriéré non remboursé, le prêteur ne peut pas conclure (section suivante) ; en dessous, il doit motiver spécialement sa décision, et la plupart refusent.
  • Revenus instables ou non prouvés : contrat récent, intérim, indépendant sans bilans, revenus de remplacement jugés insuffisants.
  • Crédits en cascade. Un regroupement qui en suit un autre, ou une série de crédits récents, est lu comme un signal de surendettement. Les lignes directrices du secteur (Febelfin, 2018) demandent au prêteur de vérifier que le refinancement stabilise réellement la situation : mensualité plus basse, coût total plus bas ou durée plus courte.
  • Trésorerie supplémentaire injustifiée, ou montant hors grille du prêteur pour la durée demandée.
  • Dossier incohérent : rejets de prélèvement ou jeux d'argent sur les extraits, charges oubliées, informations qui ne concordent pas avec la Centrale.

Comment savoir si un rachat de crédit est accepté ? Uniquement par la réponse écrite du prêteur après analyse du dossier complet : une simulation ou un « accord de principe » n'engagent pas. En cas de refus, l'art. VII.79 vous protège : le prêteur vous communique « sans délai et sans frais » le résultat de la consultation des fichiers et l'identité de leur responsable, indique si le refus repose sur un traitement automatisé, et ne peut vous réclamer aucune indemnité.

Que faire après un refus ?

  1. Demandez le motif et le résultat de la consultation de la Centrale. Si un enregistrement est erroné, seul le prêteur qui l'a déclaré peut le corriger (fiché à la BNB : durées et correction).
  2. Consultez vos données à la BNB, gratuitement, en ligne avec itsme ou la carte d'identité.
  3. Réduisez le besoin : supprimez la trésorerie en plus, ne regroupez que les crédits chers, allongez modérément la durée si c'est la mensualité qui bloque.
  4. Ajoutez un co-emprunteur seulement s'il peut réellement assumer la dette : il s'engage sur la totalité, et se désolidariser d'un crédit est ensuite difficile.
  5. Ne multipliez pas les demandes : chaque prêteur consulte la Centrale et voit vos crédits en cours ; plusieurs refus successifs ne changent pas le fond du dossier. Un intermédiaire interroge plusieurs prêteurs avec un seul dossier.
  6. Si la mensualité actuelle est déjà intenable, passez aux solutions ci-dessous plutôt qu'à un nouveau crédit.

Recours et alternatives valables pour tout refus : crédit refusé, que faire ?

Peut-on faire un rachat de crédit en étant fiché à la BNB ? Refusé partout : que faire ?

Réponse honnête : en principe non, tant que le défaut est enregistré. Le Code de droit économique est explicite : lorsqu'un ou plusieurs impayés non remboursés d'un montant total de plus de 1.000 € sont enregistrés à la Centrale pour un crédit à la consommation, « un prêteur ne peut conclure un nouveau contrat de crédit » (art. VII.77, § 2). Ce n'est pas une politique commerciale mais une interdiction légale, qui vaut aussi pour un regroupement. Pour un arriéré de 1.000 € ou moins, le prêteur ne peut conclure que « moyennant une motivation complémentaire dans le dossier de crédit », ce que peu acceptent. Un défaut régularisé reste visible un an après le remboursement de l'arriéré ; non régularisé, jusqu'à dix ans (fiché à la BNB : durées, consultation gratuite, correction).

Toute offre de « rachat de crédit pour fichés », « sans consultation de la BNB » ou « accepté à coup sûr » est donc illégale ou frauduleuse. Signaux typiques décrits par la FSMA : frais à payer avant le versement (dossier, assurance, caution), contact par messagerie instantanée, prêteur absent du registre, virement demandé vers un compte à l'étranger. Vérifiez la liste des mises en garde de la FSMA et ne payez jamais pour recevoir un prêt.

Les solutions qui existent vraiment

  • Régulariser l'arriéré, au besoin par un plan de paiement avec le prêteur concerné : une fois l'arriéré soldé, il déclare la régularisation et le défaut disparaît un an plus tard. C'est la seule voie vers un futur regroupement.
  • Contacter chaque prêteur avant le prochain impayé. Wikifin conseille de le faire « au plus vite » : suspension temporaire, étalement, report, à confirmer par écrit. Si le prêteur refuse ou ne répond pas dans le mois, le juge de paix peut rééchelonner les échéances.
  • Médiation de dettes agréée : un médiateur (CPAS de votre commune, asbl agréée, avocat ou notaire reconnu) négocie un plan avec tous vos créanciers à votre place. Le service du CPAS est ouvert à tous les habitants de la commune ; à Bruxelles, le Centre d'appui aux services de médiation de dettes aide à trouver un service proche.
  • Règlement collectif de dettes : si la médiation ne suffit pas, cette procédure devant le tribunal du travail organise le remboursement sur plusieurs années sous le contrôle d'un médiateur judiciaire. Elle est enregistrée à la BNB et strictement encadrée (brochure du SPF Économie).
  • Famille ou proches : un prêt privé, de préférence écrit (montant, échéances, taux éventuel), ne passe ni par la Centrale ni par un TAEG.

Ces démarches ne coûtent rien ou presque, contrairement à un nouveau crédit. Si vous payez encore mais que cela devient difficile, agissez avant le premier retard : difficultés de paiement d'un crédit.

Peut-on renégocier un regroupement de crédits ou son taux ?

Le TAEG d'un prêt à tempérament est fixe et le contrat ne prévoit pas de révision : le prêteur n'est pas tenu d'accepter une baisse de taux ou de mensualité en cours de route. Vous pouvez la demander, surtout avec une offre concurrente en main, mais sa réponse est libre. Les leviers qui dépendent de vous :

  • Remboursement anticipé partiel : à tout moment, par envoi recommandé dix jours avant, avec une indemnité de 1 % au plus du capital remboursé (0,5 % s'il reste un an ou moins). Selon le contrat, la durée raccourcit ou la mensualité baisse (remboursement anticipé).
  • Nouveau regroupement chez un autre prêteur à un TAEG nettement plus bas : la seule vraie « renégociation », à calculer avec la méthode ci-dessus, indemnité comprise. Si le même intermédiaire intervient pour l'ancien et le nouveau contrat, aucune commission ne lui est due, sauf baisse significative du TAEG (art. VII.114, § 4).
  • Difficultés de paiement : demandez un étalement ou un report avant l'impayé ; sans accord dans le mois, le juge de paix peut rééchelonner.

Peut-on racheter un rachat de crédit ? Combien de fois ?

La loi ne limite pas le nombre de regroupements : un deuxième rachat, qui solde le premier et d'éventuels nouveaux crédits, est possible si un prêteur accepte le dossier. Mais chaque opération remet le compteur à zéro : nouvelle indemnité de 1 % sur le capital restant, durée souvent rallongée, nouveaux intérêts sur un capital qui a à peine baissé, puisque les premières années d'un prêt remboursent surtout des intérêts. Les prêteurs, qui voient à la Centrale la date et le montant de chacun de vos contrats, lisent ces « crédits en cascade » comme un signal de risque et refusent fréquemment un deuxième regroupement rapproché.

Un second regroupement se défend dans deux cas : un TAEG nettement plus bas qu'au premier (le total après devient alors inférieur au total avant malgré l'indemnité), ou un accident de parcours qui impose une mensualité plus basse pour éviter l'impayé. Sinon, il déplace le problème et augmente la dette ; au deuxième ou troisième regroupement, une médiation de dettes gratuite donne souvent un meilleur résultat qu'un nouveau crédit.

Peut-on faire un prêt après un rachat de crédit ? Quel délai entre deux emprunts ?

Aucun délai légal ne sépare deux crédits. Après un regroupement, un nouveau prêt (auto, travaux, personnel) est possible dès que le prêteur juge votre capacité de remboursement suffisante, mensualité du regroupement comprise. Deux réalités : le regroupement est enregistré à la Centrale comme tout crédit, et un emprunt demandé quelques semaines après interroge le prêteur sur la stabilité de votre budget. Le plus sûr est de laisser passer plusieurs mois de remboursement sans incident, de ne pas rouvrir les cartes soldées, et de préférer un crédit affecté moins cher (prêt auto, crédit rénovation) à un prêt personnel. Pour un véhicule, voyez financer sa voiture à crédit.

Peut-on rembourser un rachat de crédit par anticipation ?

Oui, en tout ou en partie, à tout moment : un regroupement est un prêt à tempérament ordinaire. Vous avisez le prêteur par envoi recommandé au moins dix jours avant, il vous communique le décompte et le calcul de l'indemnité dans les dix jours, et vous avez droit à la réduction des intérêts et frais de la durée restante (art. VII.96 et VII.97). Indemnité maximale : 1 % du capital remboursé s'il reste plus d'un an, 0,5 % sinon, jamais plus que les intérêts restants. Sur un regroupement long, rembourser tôt rapporte beaucoup, les intérêts étant concentrés au début ; exemple et lettre type dans remboursement anticipé d'un crédit. Après la signature, vous disposez aussi d'un délai de rétractation de 14 jours pour renoncer sans motif.

Questions fréquentes sur le coût et le refus d'un regroupement de crédits

Combien coûte un rachat de crédit en Belgique ?

Les intérêts du nouveau prêt (TAEG relevés de 8,99 % à 11,99 % le 1er octobre 2026), plus une indemnité de 1 % au maximum du capital de chaque prêt à tempérament soldé (0,5 % s'il reste un an ou moins, rien pour une carte ou une réserve d'argent). Pas de frais de courtier ni de frais d'acte. Le coût caché est l'allongement de la durée : dans notre exemple de 19.000 €, passer à 84 mois coûte 3.970,80 € de plus au total.

Comment savoir si un rachat de crédit est intéressant ?

Additionnez ce qu'il vous reste à payer sur tous vos crédits (mensualité × mois restants), puis calculez le total du nouveau crédit (mensualité × durée, indemnités comprises). Si le total après est plus bas, le regroupement fait économiser ; sinon, vous payez une mensualité plus basse. Il est surtout intéressant pour remplacer des cartes et réserves d'argent chères.

Quel taux pour un rachat de crédit à la consommation ?

TAEG relevés chez les prêteurs le 1er octobre 2026 : 8,99 % à 11,99 % selon le montant, la durée et le dossier. Le plafond légal est de 12,00 % au-delà de 5.000 €.

Combien coûte un courtier pour un rachat de crédit ?

Rien : la loi belge interdit à l'intermédiaire de crédit de recevoir une rémunération du consommateur (art. VII.114 du Code de droit économique). Il est payé par le prêteur via une commission comprise dans le TAEG. Un courtier qui réclame des frais, surtout avant le versement, n'est pas en règle.

Pourquoi un rachat de crédit peut-il être refusé ?

Parce que le prêteur, après évaluation de votre solvabilité et consultation de la Centrale des crédits de la BNB, estime que vous ne pourrez pas rembourser : charges trop élevées, revenus instables, défaut de paiement enregistré, crédits en cascade, trésorerie injustifiée. Il doit vous communiquer gratuitement le résultat de la consultation des fichiers.

Peut-on faire un rachat de crédit en étant fiché à la BNB ?

Avec un arriéré non remboursé de plus de 1.000 € enregistré à la Centrale, la loi interdit au prêteur de conclure un nouveau crédit ; en dessous, il doit motiver spécialement sa décision et la plupart refusent. Régularisez l'arriéré (le défaut s'efface un an après) et tournez-vous vers la médiation de dettes du CPAS ou d'un service agréé.

Peut-on racheter un rachat de crédit ?

Oui, la loi ne limite pas le nombre de regroupements, mais chaque opération ajoute une indemnité de 1 % au maximum, allonge souvent la durée et augmente le coût total. Les prêteurs refusent fréquemment un deuxième regroupement rapproché. Il ne se justifie qu'avec un TAEG nettement plus bas ou pour éviter un impayé.

Peut-on renégocier un rachat de crédit ?

Le TAEG est fixe et le prêteur n'est pas obligé de le revoir. Vous pouvez rembourser une partie par anticipation (indemnité de 1 % au plus), faire reprendre le crédit par un autre prêteur moins cher, ou, en cas de difficultés, demander un étalement ; sans accord dans le mois, le juge de paix peut rééchelonner.

Peut-on faire un prêt après un rachat de crédit ?

Oui, il n'y a pas de délai légal entre deux crédits. Le prêteur ajoutera la mensualité du regroupement à vos charges et verra le regroupement à la Centrale des crédits ; quelques mois de remboursement sans incident rendent le dossier plus solide.

Peut-on rembourser par anticipation un rachat de crédit ?

Oui, en tout ou en partie, à tout moment, par envoi recommandé dix jours avant. Indemnité maximale : 1 % du capital remboursé s'il reste plus d'un an, 0,5 % sinon, sans dépasser les intérêts restants.

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